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GUI NA NGANGOU TI A MOLENGUE TI MO OKO
Chers Compatriotes et Amis de la Centrafrique,
Nous commençons cette intervention par un vif remerciement à tous ceux qui ont consacré de leurs temps pour être avec nous cet après midi où nous aurons l’occasion d’échanger sur nos vécus et expériences en France et ailleurs afin qu’à travers un bilan critique, voir ce qui peut être adapté au contexte de notre pays ou de notre communauté.
Nous ne pouvons ignorer ceux aux pays en l’occurrence le gouvernement qui à travers certains de ses départements ministériels, notamment le ministère des PME a pris l’initiative de l’organisation de ce forum.
Nous remercions également les institutions et ambassades étrangères à Bangui qui ont prêté leur concours à l’organisation de cette manifestation. Comme vous pouvez le constater toutes ces institutions et le pays fondent en nous un espoir pour ce que nous serons capable de faire.
Puisque toute chose à un commencement, l’essentiel aujourd’hui est de tenter un nouveau départ. Nous n’ignorons pas les difficultés souvent rencontrées par notre communauté pour asseoir une organisation fédérative. La réussite sera collective tout comme l’échec. Ce n’est plus le travail d’un individu mais de toute la communauté.
Se réunir pourquoi faire, c’est ce à quoi nous nous attelons à réfléchir tous ensemble pour chercher des solutions pour suppléer et aider l’Etat dans beaucoup de domaine et apporter notre savoir faire au pays.
Certains se sont demandés pourquoi que c’est à nous qu’ait échu cette charge d’organiser les préparatifs du forum. D’autres se sont posé la question de savoir pourquoi avoir choisi le mois de septembre pour cette manifestation alors que l’information n’a été connue qu’en juin.
Les compatriotes qui se posent ces questions n’ont pas tors, mais nous avons déjà précisé dans une communication faite à la presse à cet effet qu’une réunion préliminaire ayant eu lieu en mars et que la date initiale du forum avait été prévue pour la fin du mois de juin.
Ce n’est que lors de notre passage à Bangui récemment quand nous avons eu connaissance du calendrier qu’en concertation avec l’Ambassade de France, il a été décidé de reporter la rencontre à au mois de septembre afin de permettre une bonne préparation par la diaspora d’un forum qui lui est consacré.
Puisque c’est une première dans ce domaine, nous avons obtenu que le temps imparti soit mis a profit par la diaspora pour s’organiser à travers des thématiques sur son vécu et expérience à l’étranger afin d’apporter une contribution significative au forum de par les suggestions et propositions qu’elle aura à faire.
Avant de faire la genèse de ce qui nous concerne, jetons un regard sur les principales caractéristiques de la diaspora africaine aujourd’hui.
Fuite des cerveaux et des intellectuels, départ des sportifs, immigration clandestine, exil des personnes qualifiées tels sont des maux qui contribuent au sous-développement de l’Afrique. Mais comment cette diaspora peut elle contribuer au développement du continent ? Beaucoup d’experts s’accordent sur le fait que l’aide de certaines diasporas africaines à leur pays d’origine est largement supérieure à l’aide publique au développement. Mais cela n’est possible sans une véritable organisation à la base.
Le constat généralement répandu est que beaucoup d’africains, nos compatriotes ne font pas exception ne rêvent de retourner au pays que pour s’engager en politique ce qui n’est pas toujours facile. Cela parce que les structures en place ne leurs offrent pas d’autre alternatives. Pourtant nous savons tous aujourd’hui que notre pays a besoin des industries, des PME, des centres de santé, etc.
La diaspora ne devrait peut être pas penser avant tout à investir dans le secteur privé si on lui donne les moyens? En France pour ne citer que cet exemple nous savons que depuis les lois de décentralisation, les collectivités territoriales peuvent développer des partenariats dans des domaines divers avec leurs homologues du Sud.
Une réflexion profonde peut être menée sur le rôle de la diaspora dans la coopération décentralisée. Nos frères qui sont élus dans les municipalités peuvent nous aider dans ce sens.
La plupart d’entre nous aujourd’hui ont la quarantaine passée sinon la cinquantaine, on les voit mal faire un retour définitif au pays. Nous sommes assis entre deux chaises, l’envie d’aller exercer en Centrafrique mais ne trouvant pas de structure adaptée, nous sommes condamnés à rester végéter ici, sans emploi fixe se contentant souvent d’un minimum à tous les points de vue (social, financier) bref tout ce qu’il faut pour vivre et assurer l’avenir de nos enfants sans plus.
Alors qu’avec ce minimum de moyen, à travers une bonne organisation, nous pouvons faire beaucoup de choses dans notre pays. C’est à cela que la diaspora doit s’investir pour avoir son destin entre ses mains.
On ne peut attendre de nous dans l’immédiat des flux financiers, nous n’en avons pas ; tout le monde sait comment nous nous battons ici pour assurer notre quotidien. Cependant ce qu’on est en droit d’attendre de nous, c’est d’abord une bonne organisation de la diaspora qui s’inspire des modèles réussis d’autres communautés.
C’est cette organisation nous permettra d’aller lever les fonds, pour nos projets au pays, susciter des partenariats bref chercher des aides partout ou cela sera possible. Dans nos collectivités respectives en France ou ailleurs, auprès des Institutions d’aide multilatérales et bilatérales dont on dit qu’elles grouillent des fonds pour notre pays mais faute de projets ces fonds sont reversés au budget pour d’autres utilisations ailleurs.
L’engouement suscité par ce forum à notre diaspora à travers les thématiques dont la contribution de tout un chacun est demandé pour les parfaire nous donne à espérer que nous sommes sur la bonne voie et que nous ne pouvons plus faire marche arrière.
Il nous appartient donc de nous organiser et ce à travers les commissions que nous aurons à amender et compléter et qui sont le reflet de nos préoccupations dans nos pays d’accueil comme dans notre propre pays.
Puisque c’est l’état et les partenaires au développement qui nous demandent ce forum, nous osons espérer qu’ils ne laisseront pas nous embarqués seuls dans une organisation qui n’aura pas de lendemain faute de moyens. Chacun doit faire la part de ce qui lui doit revenir.
N’ayant pas de tradition d’émigration, nous peinons à nous organiser. Mais avec une volonté déterminée et le soutiens de nos amis d’autres diasporas dont un représentant est parmi nous ne pouvons que réussir. Certains objectifs que nous pouvons assigner à notre organisation peuvent être :
. L’utilisation des réseaux des communes où chacun de nous réside pour faire passer nos projets et mieux encore les municipalités dont les originaires de notre pays sont parmi les élus peuvent nous aider dans notre démarche.
Ainsi, nous pouvons créer une coordination permanente entre la diaspora une fois organisée et ces élus afin de les informer de nos actions et solliciter leur concours chaque fois que cela possible pour servir de relai auprès de leurs municipalités respectives dans la quête de satisfaction de nos besoins.
Beaucoup d’entre nous n’ignorent pas les difficultés de parcours pour réaliser un projet à Bangui. Etant uni, on espère franchir ces difficultés sinon les réduire considérablement. De sorte que chaque grand projet initié même s’il a pour auteur un individu devienne un projet de la diaspora toute entière.
Nous ne sommes pas dans le cercle du gouvernement pour savoir ce qui se fait en matière d’économie, mais en tant que citoyen du pays étant à l’écoute de ce qui se dit ou se fait ailleurs, nous venons par exemple d’apprendre que notre pays vient d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Plus de 80 % des dettes du pays est annulée. Il se dégage alors une manne pour le trésor public que les autorités se proposent d’investir dans l’agriculture, l’éducation, la santé et une partie affectée au redressement des sociétés d’Etat.
Nous n’avons pas d’observations à formuler quant aux décisions de l’Etat qui juge de manière souveraine ses priorités, mais notre approche est ceci, dans la mesure ou l’Etat n’a plus la possibilité de création d’emplois, les recrutements dans la fonction publique se faisant rare, pourquoi ne pas affecter une partie de l’argent disponible à la redynamisation du secteur privé.
Des aides que reçoit notre pays de tout temps, rarement il a été mis de moyens à la création des entreprises. Tout le monde sait que c’est le secteur privé qui peut aider sinon suppléer l’Etat dans la création des richesses et d’emploi.
Pourquoi ne suivrons nous pas l’exemple de certains pays dans la sous région où il est mis en place un fonds spécial destiné à la création des entreprises alimenté en partie par le budget de l’Etat, des dotations venant des grandes entreprises de la place, et des partenaires au développement etc.
Le forum de la diaspora peut être une occasion pour nous de demander à l’Etat d’abord et aux partenaires du pays, quels sont les moyens à mettre à la disposition de la diaspora dans la quête de financement de ses projets. Les pistes sont nombreuses, il nous appartient de réfléchir ensemble pour explorer les voies et moyens pour y parvenir.
Nous devons mener des réflexions dans différents domaines et faire des propositions à nous même déjà pour notre propre organisation, à l’Etat et aux partenaires qui doivent tenir compte de notre spécificité pour ne pas nous demander la perfection tout de suite. La volonté des uns et des autres fera le reste, il nous faut du temps.
Nous rendons hommage aux associations et toutes autres personnes qui nous ont aidés dans l’organisation matérielle de la rencontre de ce jour. Nous ne les citerons pas pour ne pas oublier certains. Le parcours est encore long, nous devons nous unir et réfléchir d’avantage à ce qui ressortira de nos échanges pour à la fois asseoir une bonne organisation, et surtout partir au forum avec des bonnes contributions que nous espérons, donneront un nouveau départ dans les relations entre la diaspora et notre pays.
Les critères de sélection de ceux qui nous représenteront au forum ne se feront pas en fonction de ceux qui ont déjà des projets et qui attendent peut être des financements ou des exonérations, le risque serait de défendre une cause personnelle, mais les critères seront fonction de l’implication dans les débats actuels et que les personnes désignées à cet effet soient porteur de message reflétant les aspirations de toute la communauté.
Les projets ne manquent pas, c’est les sources de financement qui nous posent souvent problèmes. Plusieurs pistes sont à l’étude, et c’est là que votre contribution est aussi demandée.
Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Centrafrique nous adresse ses vœux pour la réussite de nos assises et se tient à notre disposition pour nous aider dans nos quêtes de financement. Nous avons également parmi nous un compatriote qui a développé un site qu’il va vous présenter lui-même qui participe aussi aux recherches de financement.
Pour terminer, vous nous excuserez pour les failles éventuelles dans l’organisation de la manifestation d’aujourd’hui, ça n’a pas été un travail d’équipe, le véritable point de départ de nos préparatifs pour le forum c’est à partir de maintenant.
Il vous sera donné lecture avant nos échanges, des thèmes à titre indicatifs de nos échanges, thèmes qui seront valorisés à travers des commissions ou chacun peut s’inscrire en fonction de son aptitude à apporter une contribution significative pour notre démarche.
Chaque commission désignera son rapporteur qui centralisera les propositions qui seront analysées in fine lors de la dernière plénière qui nous réunira avant le voyage de Bangui. C’est à cette occasion que seront désignés nos représentants pour ce forum.
Avant la rencontre de ce jour, en prélude à notre manifestation, il y a beaucoup d’échanges avec des propositions constructives sur les thèmes que certains ont du voir dans les médias.
Compte tenu du temps, nous ne pouvons pas reproduire ici toutes ces contributions, nous les mettons néanmoins à la disposition des commissions pour analyse et validation.
Pour ne pas pénaliser ceux dont les contributions n’ont pas l’objet de débat entre nous, ils les présenteront maintenant avant nos échanges. Nous leur demandons de limiter leur temps d’intervention à 5 minutes au maximum compte tenu des nombreux thèmes à l’ordre du jour dont le projet est le suivant :
. Allocution du Chargé de mission de la diaspora et du représentant de la diaspora au Conseil économique et social,
.lecture des thèmes à débattre dans les commissions,
. Allocution de Monsieur Roger ANDELANDJI pour présenter les associations
.celles dont les propositions n’ont pas fait l’objet d’échange présente leurs projets, il s’agit de IDISCA, COFADES, Projétudes, l’OCCF, Cecilia, Virginie pour elle-même et pour Maguy qui s’excuse de ne pas être avec nous ce jour, Mr Harley KENGUELEWA qui présentera son site sur la recherche de financement.
Si nous pouvons tenir cela en 30 minutes c’est une bonne chose.
Par la suite, le Représentant de la diaspora malienne va prendre la parole pour nous expliquer leur parcours et l’aide qu’on pourra tirer de leur organisation et carnet d’adresse.
Puis nous passerons aux débats proprement dits. Cela doit ce faire avec respect et courtoisie. Evitons des attaques personnelles qui ont souvent nuit et porter du tors à nos entreprises.
Débat à commencer par le volet économique (2heures maxi) avec mise en place des commissions qui désigne son rapporteur.
Débat sur l’organisation de la diaspora, (1heure 30 maxi) avec mise en place des commissions pour l’approfondissement par la suite des propositions et suggestions.)
Mise en place du Comité préparatoire du forum (à titre indicatif doivent figurer dans ce comité un représentant des régions susceptibles de nous accueillir pour la suite des rencontres), quelqu’un chargé de la coordination avec la presse, et certains membres de la diaspora ou associations sur Paris pour des échanges réguliers)
Nous vous remercions de votre attention et pouvons commencer maintenant nos amicales hostilités.
Le Coordonateur,
Bertrand KEMBA
Nous commençons cette intervention par un vif remerciement à tous ceux qui ont consacré de leurs temps pour être avec nous cet après midi où nous aurons l’occasion d’échanger sur nos vécus et expériences en France et ailleurs afin qu’à travers un bilan critique, voir ce qui peut être adapté au contexte de notre pays ou de notre communauté.
Nous ne pouvons ignorer ceux aux pays en l’occurrence le gouvernement qui à travers certains de ses départements ministériels, notamment le ministère des PME a pris l’initiative de l’organisation de ce forum.
Nous remercions également les institutions et ambassades étrangères à Bangui qui ont prêté leur concours à l’organisation de cette manifestation. Comme vous pouvez le constater toutes ces institutions et le pays fondent en nous un espoir pour ce que nous serons capable de faire.
Puisque toute chose à un commencement, l’essentiel aujourd’hui est de tenter un nouveau départ. Nous n’ignorons pas les difficultés souvent rencontrées par notre communauté pour asseoir une organisation fédérative. La réussite sera collective tout comme l’échec. Ce n’est plus le travail d’un individu mais de toute la communauté.
Se réunir pourquoi faire, c’est ce à quoi nous nous attelons à réfléchir tous ensemble pour chercher des solutions pour suppléer et aider l’Etat dans beaucoup de domaine et apporter notre savoir faire au pays.
Certains se sont demandés pourquoi que c’est à nous qu’ait échu cette charge d’organiser les préparatifs du forum. D’autres se sont posé la question de savoir pourquoi avoir choisi le mois de septembre pour cette manifestation alors que l’information n’a été connue qu’en juin.
Les compatriotes qui se posent ces questions n’ont pas tors, mais nous avons déjà précisé dans une communication faite à la presse à cet effet qu’une réunion préliminaire ayant eu lieu en mars et que la date initiale du forum avait été prévue pour la fin du mois de juin.
Ce n’est que lors de notre passage à Bangui récemment quand nous avons eu connaissance du calendrier qu’en concertation avec l’Ambassade de France, il a été décidé de reporter la rencontre à au mois de septembre afin de permettre une bonne préparation par la diaspora d’un forum qui lui est consacré.
Puisque c’est une première dans ce domaine, nous avons obtenu que le temps imparti soit mis a profit par la diaspora pour s’organiser à travers des thématiques sur son vécu et expérience à l’étranger afin d’apporter une contribution significative au forum de par les suggestions et propositions qu’elle aura à faire.
Avant de faire la genèse de ce qui nous concerne, jetons un regard sur les principales caractéristiques de la diaspora africaine aujourd’hui.
Fuite des cerveaux et des intellectuels, départ des sportifs, immigration clandestine, exil des personnes qualifiées tels sont des maux qui contribuent au sous-développement de l’Afrique. Mais comment cette diaspora peut elle contribuer au développement du continent ? Beaucoup d’experts s’accordent sur le fait que l’aide de certaines diasporas africaines à leur pays d’origine est largement supérieure à l’aide publique au développement. Mais cela n’est possible sans une véritable organisation à la base.
Le constat généralement répandu est que beaucoup d’africains, nos compatriotes ne font pas exception ne rêvent de retourner au pays que pour s’engager en politique ce qui n’est pas toujours facile. Cela parce que les structures en place ne leurs offrent pas d’autre alternatives. Pourtant nous savons tous aujourd’hui que notre pays a besoin des industries, des PME, des centres de santé, etc.
La diaspora ne devrait peut être pas penser avant tout à investir dans le secteur privé si on lui donne les moyens? En France pour ne citer que cet exemple nous savons que depuis les lois de décentralisation, les collectivités territoriales peuvent développer des partenariats dans des domaines divers avec leurs homologues du Sud.
Une réflexion profonde peut être menée sur le rôle de la diaspora dans la coopération décentralisée. Nos frères qui sont élus dans les municipalités peuvent nous aider dans ce sens.
La plupart d’entre nous aujourd’hui ont la quarantaine passée sinon la cinquantaine, on les voit mal faire un retour définitif au pays. Nous sommes assis entre deux chaises, l’envie d’aller exercer en Centrafrique mais ne trouvant pas de structure adaptée, nous sommes condamnés à rester végéter ici, sans emploi fixe se contentant souvent d’un minimum à tous les points de vue (social, financier) bref tout ce qu’il faut pour vivre et assurer l’avenir de nos enfants sans plus.
Alors qu’avec ce minimum de moyen, à travers une bonne organisation, nous pouvons faire beaucoup de choses dans notre pays. C’est à cela que la diaspora doit s’investir pour avoir son destin entre ses mains.
On ne peut attendre de nous dans l’immédiat des flux financiers, nous n’en avons pas ; tout le monde sait comment nous nous battons ici pour assurer notre quotidien. Cependant ce qu’on est en droit d’attendre de nous, c’est d’abord une bonne organisation de la diaspora qui s’inspire des modèles réussis d’autres communautés.
C’est cette organisation nous permettra d’aller lever les fonds, pour nos projets au pays, susciter des partenariats bref chercher des aides partout ou cela sera possible. Dans nos collectivités respectives en France ou ailleurs, auprès des Institutions d’aide multilatérales et bilatérales dont on dit qu’elles grouillent des fonds pour notre pays mais faute de projets ces fonds sont reversés au budget pour d’autres utilisations ailleurs.
L’engouement suscité par ce forum à notre diaspora à travers les thématiques dont la contribution de tout un chacun est demandé pour les parfaire nous donne à espérer que nous sommes sur la bonne voie et que nous ne pouvons plus faire marche arrière.
Il nous appartient donc de nous organiser et ce à travers les commissions que nous aurons à amender et compléter et qui sont le reflet de nos préoccupations dans nos pays d’accueil comme dans notre propre pays.
Puisque c’est l’état et les partenaires au développement qui nous demandent ce forum, nous osons espérer qu’ils ne laisseront pas nous embarqués seuls dans une organisation qui n’aura pas de lendemain faute de moyens. Chacun doit faire la part de ce qui lui doit revenir.
N’ayant pas de tradition d’émigration, nous peinons à nous organiser. Mais avec une volonté déterminée et le soutiens de nos amis d’autres diasporas dont un représentant est parmi nous ne pouvons que réussir. Certains objectifs que nous pouvons assigner à notre organisation peuvent être :
. L’utilisation des réseaux des communes où chacun de nous réside pour faire passer nos projets et mieux encore les municipalités dont les originaires de notre pays sont parmi les élus peuvent nous aider dans notre démarche.
Ainsi, nous pouvons créer une coordination permanente entre la diaspora une fois organisée et ces élus afin de les informer de nos actions et solliciter leur concours chaque fois que cela possible pour servir de relai auprès de leurs municipalités respectives dans la quête de satisfaction de nos besoins.
Beaucoup d’entre nous n’ignorent pas les difficultés de parcours pour réaliser un projet à Bangui. Etant uni, on espère franchir ces difficultés sinon les réduire considérablement. De sorte que chaque grand projet initié même s’il a pour auteur un individu devienne un projet de la diaspora toute entière.
Nous ne sommes pas dans le cercle du gouvernement pour savoir ce qui se fait en matière d’économie, mais en tant que citoyen du pays étant à l’écoute de ce qui se dit ou se fait ailleurs, nous venons par exemple d’apprendre que notre pays vient d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Plus de 80 % des dettes du pays est annulée. Il se dégage alors une manne pour le trésor public que les autorités se proposent d’investir dans l’agriculture, l’éducation, la santé et une partie affectée au redressement des sociétés d’Etat.
Nous n’avons pas d’observations à formuler quant aux décisions de l’Etat qui juge de manière souveraine ses priorités, mais notre approche est ceci, dans la mesure ou l’Etat n’a plus la possibilité de création d’emplois, les recrutements dans la fonction publique se faisant rare, pourquoi ne pas affecter une partie de l’argent disponible à la redynamisation du secteur privé.
Des aides que reçoit notre pays de tout temps, rarement il a été mis de moyens à la création des entreprises. Tout le monde sait que c’est le secteur privé qui peut aider sinon suppléer l’Etat dans la création des richesses et d’emploi.
Pourquoi ne suivrons nous pas l’exemple de certains pays dans la sous région où il est mis en place un fonds spécial destiné à la création des entreprises alimenté en partie par le budget de l’Etat, des dotations venant des grandes entreprises de la place, et des partenaires au développement etc.
Le forum de la diaspora peut être une occasion pour nous de demander à l’Etat d’abord et aux partenaires du pays, quels sont les moyens à mettre à la disposition de la diaspora dans la quête de financement de ses projets. Les pistes sont nombreuses, il nous appartient de réfléchir ensemble pour explorer les voies et moyens pour y parvenir.
Nous devons mener des réflexions dans différents domaines et faire des propositions à nous même déjà pour notre propre organisation, à l’Etat et aux partenaires qui doivent tenir compte de notre spécificité pour ne pas nous demander la perfection tout de suite. La volonté des uns et des autres fera le reste, il nous faut du temps.
Nous rendons hommage aux associations et toutes autres personnes qui nous ont aidés dans l’organisation matérielle de la rencontre de ce jour. Nous ne les citerons pas pour ne pas oublier certains. Le parcours est encore long, nous devons nous unir et réfléchir d’avantage à ce qui ressortira de nos échanges pour à la fois asseoir une bonne organisation, et surtout partir au forum avec des bonnes contributions que nous espérons, donneront un nouveau départ dans les relations entre la diaspora et notre pays.
Les critères de sélection de ceux qui nous représenteront au forum ne se feront pas en fonction de ceux qui ont déjà des projets et qui attendent peut être des financements ou des exonérations, le risque serait de défendre une cause personnelle, mais les critères seront fonction de l’implication dans les débats actuels et que les personnes désignées à cet effet soient porteur de message reflétant les aspirations de toute la communauté.
Les projets ne manquent pas, c’est les sources de financement qui nous posent souvent problèmes. Plusieurs pistes sont à l’étude, et c’est là que votre contribution est aussi demandée.
Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Centrafrique nous adresse ses vœux pour la réussite de nos assises et se tient à notre disposition pour nous aider dans nos quêtes de financement. Nous avons également parmi nous un compatriote qui a développé un site qu’il va vous présenter lui-même qui participe aussi aux recherches de financement.
Pour terminer, vous nous excuserez pour les failles éventuelles dans l’organisation de la manifestation d’aujourd’hui, ça n’a pas été un travail d’équipe, le véritable point de départ de nos préparatifs pour le forum c’est à partir de maintenant.
Il vous sera donné lecture avant nos échanges, des thèmes à titre indicatifs de nos échanges, thèmes qui seront valorisés à travers des commissions ou chacun peut s’inscrire en fonction de son aptitude à apporter une contribution significative pour notre démarche.
Chaque commission désignera son rapporteur qui centralisera les propositions qui seront analysées in fine lors de la dernière plénière qui nous réunira avant le voyage de Bangui. C’est à cette occasion que seront désignés nos représentants pour ce forum.
Avant la rencontre de ce jour, en prélude à notre manifestation, il y a beaucoup d’échanges avec des propositions constructives sur les thèmes que certains ont du voir dans les médias.
Compte tenu du temps, nous ne pouvons pas reproduire ici toutes ces contributions, nous les mettons néanmoins à la disposition des commissions pour analyse et validation.
Pour ne pas pénaliser ceux dont les contributions n’ont pas l’objet de débat entre nous, ils les présenteront maintenant avant nos échanges. Nous leur demandons de limiter leur temps d’intervention à 5 minutes au maximum compte tenu des nombreux thèmes à l’ordre du jour dont le projet est le suivant :
. Allocution du Chargé de mission de la diaspora et du représentant de la diaspora au Conseil économique et social,
.lecture des thèmes à débattre dans les commissions,
. Allocution de Monsieur Roger ANDELANDJI pour présenter les associations
.celles dont les propositions n’ont pas fait l’objet d’échange présente leurs projets, il s’agit de IDISCA, COFADES, Projétudes, l’OCCF, Cecilia, Virginie pour elle-même et pour Maguy qui s’excuse de ne pas être avec nous ce jour, Mr Harley KENGUELEWA qui présentera son site sur la recherche de financement.
Si nous pouvons tenir cela en 30 minutes c’est une bonne chose.
Par la suite, le Représentant de la diaspora malienne va prendre la parole pour nous expliquer leur parcours et l’aide qu’on pourra tirer de leur organisation et carnet d’adresse.
Puis nous passerons aux débats proprement dits. Cela doit ce faire avec respect et courtoisie. Evitons des attaques personnelles qui ont souvent nuit et porter du tors à nos entreprises.
Débat à commencer par le volet économique (2heures maxi) avec mise en place des commissions qui désigne son rapporteur.
Débat sur l’organisation de la diaspora, (1heure 30 maxi) avec mise en place des commissions pour l’approfondissement par la suite des propositions et suggestions.)
Mise en place du Comité préparatoire du forum (à titre indicatif doivent figurer dans ce comité un représentant des régions susceptibles de nous accueillir pour la suite des rencontres), quelqu’un chargé de la coordination avec la presse, et certains membres de la diaspora ou associations sur Paris pour des échanges réguliers)
Nous vous remercions de votre attention et pouvons commencer maintenant nos amicales hostilités.
Le Coordonateur,
Bertrand KEMBA
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