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GUI NA NGANGOU TI A MOLENGUE TI MO OKO
1. Accueil et présentation
Le 19 septembre 2009 à Lyon, la communauté Centrafricaine de France s’était réunie dans la salle Waldeck Rousseau - 4 rue Antoine Lumière - 69150 Décines, dans le cadre de l’organisation du Forum de la Diaspora à Bangui.
Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA a été l’hôtesse de cette réunion de restitution des travaux du comité de pilotage.
Elle a proposé de recevoir la première réunion de restitution avant la tournée de Bordeaux, de Lille et de Paris pour associer la forte communauté centrafricaine de Lyon à cette démarche. Après les mots de bienvenue, Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA présente le comité de pilotage puis, elle invite les participants à se présenter.
Mr Bertrand KEMBA (Coordonnateur des préparatifs du forum) après avoir tracé le cadre de l’organisation, a une nouvelle fois précisé le contexte dans lequel se situe la démarche. A l’instar de ce qui se fait actuellement à travers divers pays du continent ; il s’agit de mobiliser et sensibiliser la diaspora centrafricaine à des projets d’investissement au pays. Cela ne peut se faire qu’à travers une organisation d’abord au niveau des structures de la diaspora, mais aussi sur la base d’une démarche cohérente en ciblant les besoins tant à travers des thèmes qu’à travers la manière de les aborder pour la recherche des résolutions avec les organisateurs du forum.
Mr Roger ANDJALANDJI présente les conditions de mise en place du comité de pilotage depuis la réunion du 18 juillet 2009, son fonctionnement et l’organisation des différentes commissions en trois volets : Economique (Secteur Marchand), Social (Secteur Non Marchand) et Organisation de la Diaspora.
Mr Maurice OUAMBO (Chargé de Mission, Chargé de la Diaspora) présente le forum comme une volonté du gouvernement qui cherche à valoriser les ressources de la diaspora centrafricaine. Il rappelle le mandat qui donne pouvoir et exercice à Mr Bertrand KEMBA, Mr Thierry BONGOLO et en sa personne pour mobiliser et sensibiliser tous les Centrafricains au défis de la relance économique de la République Centrafricaine. Il explique la volonté de la présidence de recevoir à mi-chemin, le Coordonnateur et quelques membres du comité de pilotage pour soutenir les travaux. Il termine en expliquant qu’un comité de suivi des recommandations de ce forum sera mis en place à Bangui pour évaluer en temps réel, la mise en œuvre des solutions retenues.
Mr Elvis NGBONDO SAKPO, Mme Virginie BAKOUA YANIBADA, Mr Brice GODDOT NZONGUIA et Mr Nestor DODO DISSONGO respectivement, rapporteur de la commission entreprise, de la commission sociale, de la commission éducation et de la commission santé ont présenté à leur tour, la synthèse des travaux des commissions.
Mme Maguy BARTHABURU, membre de la commission sociale explique que l’histoire de notre pays est marquée par des conférences, des séminaires et des états généraux. Malheureusement, les résolutions de ces différentes assises demeurent sans suite. Ce qui a porté préjudice à notre peuple et à notre nation. Elle espère que ce forum va donner une nouvelle impulsion dans le suivi des recommandations. Elle souligne l’indifférence des Centrafricains vis à vis de leurs compatriotes dans les actions menées par les associations centrafricaines alors qu’ils soutiennent d’autres actions faites par des étrangers. Elle lance un appel à toute la communauté à se donner la main pour réussir les entreprises de la diaspora sur la destination Centrafrique.
Elle a proposé de recevoir la première réunion de restitution avant la tournée de Bordeaux, de Lille et de Paris pour associer la forte communauté centrafricaine de Lyon à cette démarche. Après les mots de bienvenue, Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA présente le comité de pilotage puis, elle invite les participants à se présenter.
Mr Bertrand KEMBA (Coordonnateur des préparatifs du forum) après avoir tracé le cadre de l’organisation, a une nouvelle fois précisé le contexte dans lequel se situe la démarche. A l’instar de ce qui se fait actuellement à travers divers pays du continent ; il s’agit de mobiliser et sensibiliser la diaspora centrafricaine à des projets d’investissement au pays. Cela ne peut se faire qu’à travers une organisation d’abord au niveau des structures de la diaspora, mais aussi sur la base d’une démarche cohérente en ciblant les besoins tant à travers des thèmes qu’à travers la manière de les aborder pour la recherche des résolutions avec les organisateurs du forum.
Mr Roger ANDJALANDJI présente les conditions de mise en place du comité de pilotage depuis la réunion du 18 juillet 2009, son fonctionnement et l’organisation des différentes commissions en trois volets : Economique (Secteur Marchand), Social (Secteur Non Marchand) et Organisation de la Diaspora.
Mr Maurice OUAMBO (Chargé de Mission, Chargé de la Diaspora) présente le forum comme une volonté du gouvernement qui cherche à valoriser les ressources de la diaspora centrafricaine. Il rappelle le mandat qui donne pouvoir et exercice à Mr Bertrand KEMBA, Mr Thierry BONGOLO et en sa personne pour mobiliser et sensibiliser tous les Centrafricains au défis de la relance économique de la République Centrafricaine. Il explique la volonté de la présidence de recevoir à mi-chemin, le Coordonnateur et quelques membres du comité de pilotage pour soutenir les travaux. Il termine en expliquant qu’un comité de suivi des recommandations de ce forum sera mis en place à Bangui pour évaluer en temps réel, la mise en œuvre des solutions retenues.
Mr Elvis NGBONDO SAKPO, Mme Virginie BAKOUA YANIBADA, Mr Brice GODDOT NZONGUIA et Mr Nestor DODO DISSONGO respectivement, rapporteur de la commission entreprise, de la commission sociale, de la commission éducation et de la commission santé ont présenté à leur tour, la synthèse des travaux des commissions.
Mme Maguy BARTHABURU, membre de la commission sociale explique que l’histoire de notre pays est marquée par des conférences, des séminaires et des états généraux. Malheureusement, les résolutions de ces différentes assises demeurent sans suite. Ce qui a porté préjudice à notre peuple et à notre nation. Elle espère que ce forum va donner une nouvelle impulsion dans le suivi des recommandations. Elle souligne l’indifférence des Centrafricains vis à vis de leurs compatriotes dans les actions menées par les associations centrafricaines alors qu’ils soutiennent d’autres actions faites par des étrangers. Elle lance un appel à toute la communauté à se donner la main pour réussir les entreprises de la diaspora sur la destination Centrafrique.
Ces présentations exceptionnelles par le support et dans le fond ont permis au public d’apprécier la qualité du travail proposé et d’apporter leurs contributions ou de poser leurs interrogations.
2. Foire aux questions
1. Patrick GUIONGO : Dans le cadre des réformes structurelles à envisager, ne faudrait-il pas intégrer dans le GUFE dans le volet relatif à la formation des entrepreneurs ? Et pourquoi ne pas exiger un niveau de qualification minimum pour un porteur de projet avant de l’accepter dans le dispositif d’accompagnement ?
La formation et l’accompagnement des porteurs de projet est une responsabilité que nous avons pensé confier à un centre de gestion agréé (CGA) qui aura bien entendu d’autres services à proposer aux entrepreneurs. Le rôle du GUFE est de gérer le processus de création des entreprises et non de les suivre au cours de leur vie. Par contre, nous souhaitons un renforcement des moyens du GUFE pour lui permettre d’aller au plus près des populations. Cela concerne aussi bien l’intégralité du territoire que les principaux pays de la diaspora centrafricaine. Pour ce qui est d’exiger un niveau de qualification pour les porteurs de projet, nous pensons que cela aurait plutôt pour effet de bloquer les initiatives que de les doper. Le dispositif que nous proposons à travers les CGA aura pour objectif de combler les éventuelles insuffisances des entrepreneurs tant dans la mise en œuvre de leurs projets que dans la vie de leurs entreprises.
2. Vital Léopold YONGORO : A quand le Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine et que signifient les terminologies de certains sigles utilisés tels GUFE, CGA et OHADA.
Réponse : Nous sommes pour le moment dans la phase de concertation pour mettre les structures définitives de l’organisation de la diaspora en place. Compte tenu des écueils du passé on ne peut pas faire dans la précipitation, il y a des étapes à parcourir avant cela. Le rapporteur concerné vous donnera plus d’amples explications à ce propos. Nous pouvons seulement vous dire que la priorité pour le moment est donnée à l’organisation du forum. Le reste suivra plus tard.
Le sigle GUFE signifie Guichet Unique de Formalité des Entreprises, c’est une structure nouvellement mise en place au pays pour facilité les formalités de création d’entreprise et ainsi en réduire les délais. Le sigle CGA (Centre de Gestion Agréé) est une structure de gestion qui existe dans la plupart des pays en Europe pour aider les promoteurs qui n’ont pas de grandes activités de s’entourer de conseils à moindres coûts et bénéficier des incitations fiscales que l’Etat met en place à cet effet. Beaucoup de pays africains suivent ce concept aujourd’hui. La diaspora veut le mettre en place pour le suivi de ses projets et au delà organiser l’économie informelle à partir des mécanismes propres à notre contexte économique. OHADA signifie : Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires.
3. Jean Christophe NGUINZA : Il faudrait être pragmatique dans votre approche, à mon avis les zones franches que vous préconisez dans votre démarche ne sont pas adaptées à notre économie dans l’immédiat. En outre, compte tenu du délabrement de notre économie où la fiscalité joue le principal rôle dans le budget de l’Etat comment promouvoir les Centres de Gestion sans que cela n’entraîne une baisse des recettes fiscales de l’Etat.
Réponse : Nous avons tenu que compte de ce réalisme qu’on ne peut transposer tous les modèles d’ailleurs chez nous systématiquement. Nous avons donné comme exemple qu’à partir d’une démarche ciblée, on peut instaurer de zone franche dans des régions spécifiques où l’Etat veut attirer des investisseurs. A titre d’exemple, nous avons cité le cas des chutes de KEMBE dans la préfecture de la Basse Kotto où il peut être construit de barrage afin d’alimenter principalement les sites miniers dans l’Est et le Centre du pays. L’Etat, dans la mesure où il y a eu la libéralisation du secteur de l’électricité, peut créer de zone franche spécifique pour toutes industries ou sociétés relatives à la production et commercialisation d’électricité à KEMBE pour attirer les investisseurs. Ces mesures incitatives sont limitées dans le temps pour ne pas fausser la concurrence. Concernant les Centres de Gestion, leurs intérêts pour l’état est à plusieurs titres. L’Etat en baissant les taux d’imposition va élargir l’assiette fiscale car les contribuables seront nombreux à y adhérer compte tenu des avantages que les CGA procurent : facilité d’accès au crédit bancaire grâce à la tenue de comptabilité, garantie d’une bonne succession en cas de reprise de l’affaire par les héritiers, constitution d’une banque de donnée pour l’Etat pour organiser l’économie informelle etc. L’Etat ne peut qu’encourager un tel système.
4. Bruno CESSEPA : Quelles sont actuellement les conditions d’investissement en Centrafrique par la diaspora à travers les mécanismes que vous proposez. Comment peut-on investir dans un pays où il n’y a pas d’énergie aujourd’hui ?
Réponse : Il est difficile de parler de garantie à ce stade puisque nous travaillons justement à l’amélioration des conditions d’investissement en Centrafrique. Et, pour tout dire, les nombreuses opportunités offertes par ce pays peuvent déjà tenir lieu de garanties pour tous ceux qui veulent s’y investir. En ce qui concerne le manque d’énergie (électricité notamment), et plus largement l’insuffisance des infrastructures, nous osons penser qu’il s’agit là d’une opportunité d’investir plutôt que de frein. Nos faiblesses peuvent constituer aussi nos atouts si l’on voit bien les choses. Rappelons, entre autres, que la RCA est l’un des rares des pays au monde à avoir libéralisé totalement le secteur de l’électricité compte tenu des difficultés de l’Etat à faire face aux investissements nécessaires pour déployer l’électricité sur tout le territoire.
5. Benjamin FEINDIRI : J’apprécie à sa juste valeur votre initiative, mais je déplore que l’ordre du jour nous soit imposé, il n’y a pas de supports pour les intervenants etc. Je fais aussi remarquer qu’en dehors de l’OHADA il n’y a pas de code juridique propre au pays qui légifère dans le domaine des affaires et que je ne vois pas comment la diaspora peut proposer un autre cadre juridique pour les interventions.
Réponse : Le travail que nous faisons n’est pas facile car nous tous, sommes des volontaires ici pour essayer de mener à bien cette initiative. On ne peut s’attendre à une perfection du jour au lendemain. C’est le travail de tous et la réussite est collective tout comme l’échec. L’une des raisons des restitutions est que tout le monde apporte sa contribution de par les critiques constructives en vue de l’amélioration de ce que nous faisons. Il n’était pas question de remplacer le code OHADA par un texte quelconque. Le cadre juridique dont il a été question dans nos échanges concerne le code des PME qui doit être adapté au niveau des investissements que porte la diaspora. Au delà de la diaspora même ce code qui n’existe pas à l’heure actuelle au pays, peut servir tout un pan d’activité notamment les artisans du secteur minier, le commerce informel etc.
2. Foire aux questions
1. Patrick GUIONGO : Dans le cadre des réformes structurelles à envisager, ne faudrait-il pas intégrer dans le GUFE dans le volet relatif à la formation des entrepreneurs ? Et pourquoi ne pas exiger un niveau de qualification minimum pour un porteur de projet avant de l’accepter dans le dispositif d’accompagnement ?
La formation et l’accompagnement des porteurs de projet est une responsabilité que nous avons pensé confier à un centre de gestion agréé (CGA) qui aura bien entendu d’autres services à proposer aux entrepreneurs. Le rôle du GUFE est de gérer le processus de création des entreprises et non de les suivre au cours de leur vie. Par contre, nous souhaitons un renforcement des moyens du GUFE pour lui permettre d’aller au plus près des populations. Cela concerne aussi bien l’intégralité du territoire que les principaux pays de la diaspora centrafricaine. Pour ce qui est d’exiger un niveau de qualification pour les porteurs de projet, nous pensons que cela aurait plutôt pour effet de bloquer les initiatives que de les doper. Le dispositif que nous proposons à travers les CGA aura pour objectif de combler les éventuelles insuffisances des entrepreneurs tant dans la mise en œuvre de leurs projets que dans la vie de leurs entreprises.
2. Vital Léopold YONGORO : A quand le Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine et que signifient les terminologies de certains sigles utilisés tels GUFE, CGA et OHADA.
Réponse : Nous sommes pour le moment dans la phase de concertation pour mettre les structures définitives de l’organisation de la diaspora en place. Compte tenu des écueils du passé on ne peut pas faire dans la précipitation, il y a des étapes à parcourir avant cela. Le rapporteur concerné vous donnera plus d’amples explications à ce propos. Nous pouvons seulement vous dire que la priorité pour le moment est donnée à l’organisation du forum. Le reste suivra plus tard.
Le sigle GUFE signifie Guichet Unique de Formalité des Entreprises, c’est une structure nouvellement mise en place au pays pour facilité les formalités de création d’entreprise et ainsi en réduire les délais. Le sigle CGA (Centre de Gestion Agréé) est une structure de gestion qui existe dans la plupart des pays en Europe pour aider les promoteurs qui n’ont pas de grandes activités de s’entourer de conseils à moindres coûts et bénéficier des incitations fiscales que l’Etat met en place à cet effet. Beaucoup de pays africains suivent ce concept aujourd’hui. La diaspora veut le mettre en place pour le suivi de ses projets et au delà organiser l’économie informelle à partir des mécanismes propres à notre contexte économique. OHADA signifie : Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires.
3. Jean Christophe NGUINZA : Il faudrait être pragmatique dans votre approche, à mon avis les zones franches que vous préconisez dans votre démarche ne sont pas adaptées à notre économie dans l’immédiat. En outre, compte tenu du délabrement de notre économie où la fiscalité joue le principal rôle dans le budget de l’Etat comment promouvoir les Centres de Gestion sans que cela n’entraîne une baisse des recettes fiscales de l’Etat.
Réponse : Nous avons tenu que compte de ce réalisme qu’on ne peut transposer tous les modèles d’ailleurs chez nous systématiquement. Nous avons donné comme exemple qu’à partir d’une démarche ciblée, on peut instaurer de zone franche dans des régions spécifiques où l’Etat veut attirer des investisseurs. A titre d’exemple, nous avons cité le cas des chutes de KEMBE dans la préfecture de la Basse Kotto où il peut être construit de barrage afin d’alimenter principalement les sites miniers dans l’Est et le Centre du pays. L’Etat, dans la mesure où il y a eu la libéralisation du secteur de l’électricité, peut créer de zone franche spécifique pour toutes industries ou sociétés relatives à la production et commercialisation d’électricité à KEMBE pour attirer les investisseurs. Ces mesures incitatives sont limitées dans le temps pour ne pas fausser la concurrence. Concernant les Centres de Gestion, leurs intérêts pour l’état est à plusieurs titres. L’Etat en baissant les taux d’imposition va élargir l’assiette fiscale car les contribuables seront nombreux à y adhérer compte tenu des avantages que les CGA procurent : facilité d’accès au crédit bancaire grâce à la tenue de comptabilité, garantie d’une bonne succession en cas de reprise de l’affaire par les héritiers, constitution d’une banque de donnée pour l’Etat pour organiser l’économie informelle etc. L’Etat ne peut qu’encourager un tel système.
4. Bruno CESSEPA : Quelles sont actuellement les conditions d’investissement en Centrafrique par la diaspora à travers les mécanismes que vous proposez. Comment peut-on investir dans un pays où il n’y a pas d’énergie aujourd’hui ?
Réponse : Il est difficile de parler de garantie à ce stade puisque nous travaillons justement à l’amélioration des conditions d’investissement en Centrafrique. Et, pour tout dire, les nombreuses opportunités offertes par ce pays peuvent déjà tenir lieu de garanties pour tous ceux qui veulent s’y investir. En ce qui concerne le manque d’énergie (électricité notamment), et plus largement l’insuffisance des infrastructures, nous osons penser qu’il s’agit là d’une opportunité d’investir plutôt que de frein. Nos faiblesses peuvent constituer aussi nos atouts si l’on voit bien les choses. Rappelons, entre autres, que la RCA est l’un des rares des pays au monde à avoir libéralisé totalement le secteur de l’électricité compte tenu des difficultés de l’Etat à faire face aux investissements nécessaires pour déployer l’électricité sur tout le territoire.
5. Benjamin FEINDIRI : J’apprécie à sa juste valeur votre initiative, mais je déplore que l’ordre du jour nous soit imposé, il n’y a pas de supports pour les intervenants etc. Je fais aussi remarquer qu’en dehors de l’OHADA il n’y a pas de code juridique propre au pays qui légifère dans le domaine des affaires et que je ne vois pas comment la diaspora peut proposer un autre cadre juridique pour les interventions.
Réponse : Le travail que nous faisons n’est pas facile car nous tous, sommes des volontaires ici pour essayer de mener à bien cette initiative. On ne peut s’attendre à une perfection du jour au lendemain. C’est le travail de tous et la réussite est collective tout comme l’échec. L’une des raisons des restitutions est que tout le monde apporte sa contribution de par les critiques constructives en vue de l’amélioration de ce que nous faisons. Il n’était pas question de remplacer le code OHADA par un texte quelconque. Le cadre juridique dont il a été question dans nos échanges concerne le code des PME qui doit être adapté au niveau des investissements que porte la diaspora. Au delà de la diaspora même ce code qui n’existe pas à l’heure actuelle au pays, peut servir tout un pan d’activité notamment les artisans du secteur minier, le commerce informel etc.
6. François Marie KOURAKOUAMBA : On nous fait la cuisine du développement des métiers comme la plomberie, le jardinage etc. sans donner les moyens nécessaires à y parvenir, je vous invite à revoir votre copie quant aux propositions que vous irez faire au pays.
Réponse : L’intérêt de notre rencontre est que nous n’avons pas des réponses toutes faites dans nos diverses propositions et que rien n’est immuable. Les restitutions nous servent à prendre des avis et rectifier les tirs quand cela doit se faire. Nous sommes d’accord qu’il faut apporter de formation technique dans de domaine où il y a un marché potentiel. Ainsi, au lieu de faire de formation dans le domaine du jardinage, nous allons plutôt développer une formation de CAP en électronique car il existe de marché avéré dans le domaine de réparation des téléphones portables par exemples ou des ordinateurs.
7. Thierry TOUBARO-B : Je pense que les initiatives actuelles s’arrêteront après les élections ce qui serait dommage compte tenu de l’intérêt que cela a suscité au sein de la communauté. Je cite l’exemple du marché de MBAINOUM où je m’y rendais régulièrement, nous devons étudier les moyens à mettre en place pour soutenir de telle initiative pour la relance économique.
Réponse : L’assurance qui nous été donné par les organisateurs est qu’il y aura un calendrier de suivi et de mise en application des résolutions issues du forum, ce qui implique que les retombées ou les actions à mettre en œuvre continueront bien après le forum.
8. Vianney TREPASSE : Comment fonctionnera le Conseil supérieur de la diaspora, existe-t-il un site où l’on peut avoir les renseignements à ce sujet ?
Réponse : Le rapporteur de cette commission va publier incessamment la mouture qui sera retenue après les amendements qui viendront de nos échanges. Vous pouvez aller sur le site centrafriquebusiness.com pour avoir les premières informations sur l’organisation du forum. Les mises à jour viendront par la suite.
9. Delphine KPOTHIE : On ne reconnaît jamais le travail des centrafricains de Lyon, vous êtes venus pour la forme alors que tout est déjà bouclé. Pourquoi ne sommes nous pas au courant de ce qui se passe. Tout le monde n’accède pas à l’internet. Recenser au moins les compétences au lieu de faire les choses par fraternité.
Réponse : Nous cherchons à briser ce tabou qui nous a souvent nuit. La plupart des membres du comité de pilotage ici, ne se connaisse que depuis peu et travaille en toute amitié et fraternité. Rien n’a été préparé à l’avance pour privilégier tel ou tel intérêt.
On nous signale par ailleurs que Mme KPOTHIE était à une réunion organisée par le Ministre de l’intérieur de passage à Lyon où il avait été donné d’information sur l’organisation du forum. Par inadvertance Mme KPOTHIE a dû oublier ce qui se passait, mais nous lui sommes reconnaissant d’avoir consacrer de son temps pour être parmi nous aujourd’hui pour porter la bonne nouvelle aux autres qui ne sont pas venus.
10. Benjamin BELOUM : Je n’ai pas de question à poser à proprement parler. Seulement mon intervention a mûri après une longue réflexion ce qui m’a permis de comprendre le bien fondé de ce qui se fait actuellement. J’ai activement pris part à l’organisation de cette réunion à Lyon et je demande aux autres compatriotes d’apporter leur soutien à cette entreprise. La porte n’est fermée à personne.
11. Dominique YANDOCKA : Pourquoi pour une initiative aussi noble, vous ne vous adressez qu’a la majorité présidentielle. Pourquoi ne faites-vous pas appel à l’opposition démocratique afin qu’il prenne part à cette manifestation ?
Réponse : Faire appel à l’opposition de manière explicite confère que nous cherchons une récupération politique alors que nous avons dans le comité de pilotage des personnes venant de tout horizon qu’il soit politique, ethnique, religieux (etc.) sans qu’on n’ait à se poser de question sur la nature ou l’origine de chacun.
De toutes les manières les politiques qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition doivent s’intéresser et même s’imprégner dans ce que nous faisons car de par les attendus, il dépasse le
cadre habituel des rivalités politiques car sa réussite participe au bien être de toute la nation. La représentation du KNK à Paris a promis de nous inviter pour un entretien débat sur les grands enjeux économiques du pays à la veille des élections et voir quelle sera la contribution de la diaspora au développement socioéconomique du pays. Nous répondrons favorablement à cette invitation comme à celles qui peuvent venir des parties de l’opposition démocratique où nous aurons à échanger sur le rôle que doit jouer la diaspora dans notre pays et quel appui leurs pouvoirs publics peuvent nous apporter pour cela.
12. Jean Christophe NGUINZA revient sur la problématique des zones franches et veut savoir d’avantage sur le mécanisme. Il est sceptique sur l’organisation du Conseil supérieur de la diaspora centrafricaine, une grosse machine qui selon lui, mérite une bonne réflexion sur les critères de choix des dirigeants. Par qui sera-t-il chapeauter ? Est-ce que son pouvoir sera décentralisé ?
Réponse : Il y a eu des propositions venant des uns et des autres dans toutes les commissions thématiques. La commission entreprise a été prolixe en idées. Les rapporteurs de cette commission au lieu de zone franche ont préféré l’appellation de pôle de développement qui dans son mécanisme de fonctionnement accorde les mêmes attributions et prérogatives que les zones franches qu’on rencontre ailleurs. Il appartiendra à nos interlocuteurs au pays d’apprécier de juger de la pertinence des diverses propositions pour voir ce qui sera retenu.
En ce qui concerne les attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora, vous avez raison de dire que c’est une grosse machine qu’il faut manier avec précaution. C’est la raison qui nous amène effectivement à différer sa création, prendre du temps et avec les juristes et avec ceux qui ont d’expérience avérée dans la vie associative pour mettre en place une structure viable tenant compte des mauvais écueils du passé. Soyez rassuré la décentralisation sera la règle dans le principe du fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine. Il sera créé des Conseils Régionaux qui représenteront chaque pays où nous avons une forte diaspora. Ces conseils régionaux se subdiviseront à leurs tours en comités régionaux à l’intérieur de chaque pays.
Pour des raisons pratiques, la commission ad hoc a retenu Paris comme siège de l’organisation. . Les postes au niveau des instances de l’organisation étant pourvus par voie d’élection, les membres du bureau du conseil supérieur peuvent venir de n’importe quelle région du monde. Ils seront élus sur la base des programmes que chacun présentera à la communauté.
13. Jeanne WAMO-AMAN : Je n’ai pas de question à poser, mais c’est une commission que j’adresse à Monsieur Thierry BONGOLO, qu’il arrête de mentir et nous prendre pour des imbéciles. Il a téléphoné à bon nombre d’entre nous pour annoncer que le comité d’organisation à Bangui dont il fait partie, a obtenu de Air France une baisse exceptionnelle des tarifs des billets d’avion et que pour 400 € quiconque de la diaspora ayant un projet peut descendre à Bangui et recevoir en prime 60 000 F CFA de perdiem par jour, sur les trois journées que durera le forum. De telles informations fantaisistes ne peuvent que jeter du discrédit sur votre bonne entreprise. Je suis venue pour me voir confirmer cette information, malheureusement ça n’a pas été le cas.
Réponse : Nous nous sommes toujours bien gardés de donner une quelconque information sur les conditions de participation ne connaissant pas encore le nombre de billets qui sera mis à disposition. Une chose est certaine, nous privilégions dans notre démarche ceux qui peuvent
valablement nous représenter de par leur connaissance des dossiers car en face, nous aurons des répondants qui peuvent récuser tel ou tel aspect de notre travail et forcement les propositions qui en découlent.
Pour nous, les critères de participation tiennent compte des participations aux différentes commissions de par le travail ou les échanges. Par la suite en fonction du nombre des billets nous étudierons le cas des représentations des grandes villes de France.
14. Dominique YANDOCKA : Bon nombre de questions ont été déjà posées, je ne les reprends pas, ma question porte sur le Fonds d’investissement et ses mécanismes d’intervention. Je souhaite une structure purement privée ou l’Etat n’intervient pas. Les parts sociales doivent être détenues par la diaspora qui à mon avis doit être une force de proposition où chacun doit être jugé par ses qualités et non par des relations qu’il peut avoir avec untel.
Réponse : Nous avons effectivement proposé la mise en place d’un Fonds d’investissement pour pallier l’insuffisance des financements des projets par les banques locales. Au lieu que le capital du Fonds ne soit doté que par des moyens de la diaspora, nous avons souhaité un mécanisme purement privé ou cependant l’Etat peut jouer un rôle indirecte en amenant les grandes sociétés minières, forestières et bien d’autres, à souscrire au capital.
Pourquoi AREVA, URAMIN ou Total ne feront pas chez nous ce qu’elles font dans d’autres pays comme le Niger, le Congo, le Gabon par exemple où les grandes sociétés participent aux projets de développement de ces pays.
Bien sûr que nous souhaitons que la diaspora dans sa diversité constitue une force de proposition et d’action pour notre pays. Vous avez pu vous en rendre compte par vous-même, le peu de temps que nous avons commencé à travailler ensemble a été prolifique en propositions.
15. Rodrigue LAGUEREMA : Je reviens sur les déclarations de Thierry BONGOLO qui propose un représentant par région pour le forum. Au vu des déclarations souvent contredites de cette personne, je me demande qui l’a choisi pour nous représenter au Conseil Economique. Je demande des éclaircissements sur les conditions de délivrance de billets qui demeurent toujours obscures à mon avis.
Réponse : Nous avons déjà répondu sur les conditions de délivrance de billets qui ne sera fixé que quand on connaîtra leur nombre exact mis à notre disposition. Sans se répéter, pour nous priorité est donnée à ceux qui maîtrisent les dossiers pour nous défendre valablement.
Concernant la participation de Thierry BONGOLO au Conseil économique comme représentant de la diaspora, n’ayant pas de structure organisationnelle, les autorités n’ayant aucun repère pour décider agissent à notre place. Une fois que notre organisation deviendra effective, c’est la diaspora elle-même qui par voie d’élection désignera ses représentants dans les différentes institutions de l’Etat.
16. Salé TOKI : (Correspondant de Radio Centrafrique en France) Je m’adresse directement au Coordonnateur pour connaître la date exacte du forum, la durée des activités sur place à Bangui, le nombre d’opérateurs économiques retenus pour ce forum pour chaque ville de France.
Au représentant de la commission éducation je souhaite connaître l’explication du sigle IPS.
Réponse : La durée du forum sera de trois jours et l’ouverture solennelle sera faite par le Chef de l’Etat. Il sera consacré un jour et demi pour les travaux en atelier ou les experts de la diaspora échangeront avec ceux du pays en fonction des thèmes de chaque commission. Une fois les propositions validées, la plénière interviendra le troisième jour, où le public prendra part à la restitution des travaux qui sera sanctionné par un calendrier de suivi et de mise en œuvre des propositions retenues.
Il ne peut avoir de représentants par grande ville car les billets ne seront pas suffisants pour cela, ce qui nous ramène aux critères que nous avons déjà cités dans nos premières interventions pour la participation au forum.
L’IPS signifie l’Indice de Parité de Sexe. C’est le rapport du nombre de scolarisées filles par celui des garçons. Pour 100 garçons inscrits en 2015, il faut au moins scolariser 95 filles, c’est pour cela qu’on lui donne la valeur de 0.95. Mais attention, il ne suffit pas d’avoir un IPS supérieur à 0.95 pour penser que tous les enfants sont scolarisés. En effet, si le nombre de filles scolarisées est le même que celui des garçons, on peut obtenir un IPS égal à 1.00 alors qu’on est loin des Objectifs de Millénaire et de Développement (OMD) qui est de scolariser tous les enfants.
17. Simone MELBI : Je déplore qu’il n’y a pas eu d’intervention jusqu’alors dans le domaine de la santé. Je trouve que c’est un domaine très vaste et qu’on ne peut rester simplement en France et envoyer des médicaments. Il faudrait préalablement faire un travail de terrain avant toutes propositions ou décisions.
Madame, la santé un sujet très vaste comme vous le soulignez. Dans la question de santé il y'a la notion de santé et celle de soins. La santé représente l’ensemble des éléments qui déterminent « l'état de santé » d'une population. Il est composé de soins et d'autres aspects du système économique, social, culturel et politique.
Le soin est formé par toutes les ressources (professionnels, établissement...) structurés en vue de fournir des services et des biens à la population dans le but d'améliorer son état de santé. L'eau (de pluie, de source, de puit, souillée) est à la base de pathologies innombrables dans notre pays. C'est prévalences sont à la base du ralentissement de l'économie...d'où la proposition d'initier des pompes à eau à filtre rechargeable et un système d'assainissement des eaux.
18. Thierry TOUBARO-B : Je propose de fusionner les associations pour ne pas aller au pays par connaissance. Il ne faudrait pas que sous couvert de leurs statuts associatifs qui leur procurent beaucoup d’avantages qu’elles ne fassent pas du commerce pour se livrer à des concurrences déloyales avec le secteur marchand.
Réponse : On ne peut pas fusionner les associations parce qu’elles n’ont pas les mêmes objectifs. Peut être qu’il faudrait étudier la possibilité d’un partenariat entre celles qui ont des objectifs communs. En ce qui concerne le détournement de l’objet social d’une association pour concurrencer le secteur marchand, généralement ce genre de situation en Europe est sanctionné par un redressement fiscal où il est fait un rappel d’impôts à l’association pour ce qu’elle devait payer en tant qu’entreprise du secteur marchand.
L’association perd du coup son statut et devient une entreprise commerciale comme toutes autres soumises à l’imposition. Même si au niveau de la diaspora nous ne nous érigeons pas en gendarmes pour veiller à la bonne application des règles en matière d’association pour éviter
des abus, nous osons espérer que le bon sens guidera chacun de nous pour que des impairs ne soient commis.
Réponse : L’intérêt de notre rencontre est que nous n’avons pas des réponses toutes faites dans nos diverses propositions et que rien n’est immuable. Les restitutions nous servent à prendre des avis et rectifier les tirs quand cela doit se faire. Nous sommes d’accord qu’il faut apporter de formation technique dans de domaine où il y a un marché potentiel. Ainsi, au lieu de faire de formation dans le domaine du jardinage, nous allons plutôt développer une formation de CAP en électronique car il existe de marché avéré dans le domaine de réparation des téléphones portables par exemples ou des ordinateurs.
7. Thierry TOUBARO-B : Je pense que les initiatives actuelles s’arrêteront après les élections ce qui serait dommage compte tenu de l’intérêt que cela a suscité au sein de la communauté. Je cite l’exemple du marché de MBAINOUM où je m’y rendais régulièrement, nous devons étudier les moyens à mettre en place pour soutenir de telle initiative pour la relance économique.
Réponse : L’assurance qui nous été donné par les organisateurs est qu’il y aura un calendrier de suivi et de mise en application des résolutions issues du forum, ce qui implique que les retombées ou les actions à mettre en œuvre continueront bien après le forum.
8. Vianney TREPASSE : Comment fonctionnera le Conseil supérieur de la diaspora, existe-t-il un site où l’on peut avoir les renseignements à ce sujet ?
Réponse : Le rapporteur de cette commission va publier incessamment la mouture qui sera retenue après les amendements qui viendront de nos échanges. Vous pouvez aller sur le site centrafriquebusiness.com pour avoir les premières informations sur l’organisation du forum. Les mises à jour viendront par la suite.
9. Delphine KPOTHIE : On ne reconnaît jamais le travail des centrafricains de Lyon, vous êtes venus pour la forme alors que tout est déjà bouclé. Pourquoi ne sommes nous pas au courant de ce qui se passe. Tout le monde n’accède pas à l’internet. Recenser au moins les compétences au lieu de faire les choses par fraternité.
Réponse : Nous cherchons à briser ce tabou qui nous a souvent nuit. La plupart des membres du comité de pilotage ici, ne se connaisse que depuis peu et travaille en toute amitié et fraternité. Rien n’a été préparé à l’avance pour privilégier tel ou tel intérêt.
On nous signale par ailleurs que Mme KPOTHIE était à une réunion organisée par le Ministre de l’intérieur de passage à Lyon où il avait été donné d’information sur l’organisation du forum. Par inadvertance Mme KPOTHIE a dû oublier ce qui se passait, mais nous lui sommes reconnaissant d’avoir consacrer de son temps pour être parmi nous aujourd’hui pour porter la bonne nouvelle aux autres qui ne sont pas venus.
10. Benjamin BELOUM : Je n’ai pas de question à poser à proprement parler. Seulement mon intervention a mûri après une longue réflexion ce qui m’a permis de comprendre le bien fondé de ce qui se fait actuellement. J’ai activement pris part à l’organisation de cette réunion à Lyon et je demande aux autres compatriotes d’apporter leur soutien à cette entreprise. La porte n’est fermée à personne.
11. Dominique YANDOCKA : Pourquoi pour une initiative aussi noble, vous ne vous adressez qu’a la majorité présidentielle. Pourquoi ne faites-vous pas appel à l’opposition démocratique afin qu’il prenne part à cette manifestation ?
Réponse : Faire appel à l’opposition de manière explicite confère que nous cherchons une récupération politique alors que nous avons dans le comité de pilotage des personnes venant de tout horizon qu’il soit politique, ethnique, religieux (etc.) sans qu’on n’ait à se poser de question sur la nature ou l’origine de chacun.
De toutes les manières les politiques qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition doivent s’intéresser et même s’imprégner dans ce que nous faisons car de par les attendus, il dépasse le
cadre habituel des rivalités politiques car sa réussite participe au bien être de toute la nation. La représentation du KNK à Paris a promis de nous inviter pour un entretien débat sur les grands enjeux économiques du pays à la veille des élections et voir quelle sera la contribution de la diaspora au développement socioéconomique du pays. Nous répondrons favorablement à cette invitation comme à celles qui peuvent venir des parties de l’opposition démocratique où nous aurons à échanger sur le rôle que doit jouer la diaspora dans notre pays et quel appui leurs pouvoirs publics peuvent nous apporter pour cela.
12. Jean Christophe NGUINZA revient sur la problématique des zones franches et veut savoir d’avantage sur le mécanisme. Il est sceptique sur l’organisation du Conseil supérieur de la diaspora centrafricaine, une grosse machine qui selon lui, mérite une bonne réflexion sur les critères de choix des dirigeants. Par qui sera-t-il chapeauter ? Est-ce que son pouvoir sera décentralisé ?
Réponse : Il y a eu des propositions venant des uns et des autres dans toutes les commissions thématiques. La commission entreprise a été prolixe en idées. Les rapporteurs de cette commission au lieu de zone franche ont préféré l’appellation de pôle de développement qui dans son mécanisme de fonctionnement accorde les mêmes attributions et prérogatives que les zones franches qu’on rencontre ailleurs. Il appartiendra à nos interlocuteurs au pays d’apprécier de juger de la pertinence des diverses propositions pour voir ce qui sera retenu.
En ce qui concerne les attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora, vous avez raison de dire que c’est une grosse machine qu’il faut manier avec précaution. C’est la raison qui nous amène effectivement à différer sa création, prendre du temps et avec les juristes et avec ceux qui ont d’expérience avérée dans la vie associative pour mettre en place une structure viable tenant compte des mauvais écueils du passé. Soyez rassuré la décentralisation sera la règle dans le principe du fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine. Il sera créé des Conseils Régionaux qui représenteront chaque pays où nous avons une forte diaspora. Ces conseils régionaux se subdiviseront à leurs tours en comités régionaux à l’intérieur de chaque pays.
Pour des raisons pratiques, la commission ad hoc a retenu Paris comme siège de l’organisation. . Les postes au niveau des instances de l’organisation étant pourvus par voie d’élection, les membres du bureau du conseil supérieur peuvent venir de n’importe quelle région du monde. Ils seront élus sur la base des programmes que chacun présentera à la communauté.
13. Jeanne WAMO-AMAN : Je n’ai pas de question à poser, mais c’est une commission que j’adresse à Monsieur Thierry BONGOLO, qu’il arrête de mentir et nous prendre pour des imbéciles. Il a téléphoné à bon nombre d’entre nous pour annoncer que le comité d’organisation à Bangui dont il fait partie, a obtenu de Air France une baisse exceptionnelle des tarifs des billets d’avion et que pour 400 € quiconque de la diaspora ayant un projet peut descendre à Bangui et recevoir en prime 60 000 F CFA de perdiem par jour, sur les trois journées que durera le forum. De telles informations fantaisistes ne peuvent que jeter du discrédit sur votre bonne entreprise. Je suis venue pour me voir confirmer cette information, malheureusement ça n’a pas été le cas.
Réponse : Nous nous sommes toujours bien gardés de donner une quelconque information sur les conditions de participation ne connaissant pas encore le nombre de billets qui sera mis à disposition. Une chose est certaine, nous privilégions dans notre démarche ceux qui peuvent
valablement nous représenter de par leur connaissance des dossiers car en face, nous aurons des répondants qui peuvent récuser tel ou tel aspect de notre travail et forcement les propositions qui en découlent.
Pour nous, les critères de participation tiennent compte des participations aux différentes commissions de par le travail ou les échanges. Par la suite en fonction du nombre des billets nous étudierons le cas des représentations des grandes villes de France.
14. Dominique YANDOCKA : Bon nombre de questions ont été déjà posées, je ne les reprends pas, ma question porte sur le Fonds d’investissement et ses mécanismes d’intervention. Je souhaite une structure purement privée ou l’Etat n’intervient pas. Les parts sociales doivent être détenues par la diaspora qui à mon avis doit être une force de proposition où chacun doit être jugé par ses qualités et non par des relations qu’il peut avoir avec untel.
Réponse : Nous avons effectivement proposé la mise en place d’un Fonds d’investissement pour pallier l’insuffisance des financements des projets par les banques locales. Au lieu que le capital du Fonds ne soit doté que par des moyens de la diaspora, nous avons souhaité un mécanisme purement privé ou cependant l’Etat peut jouer un rôle indirecte en amenant les grandes sociétés minières, forestières et bien d’autres, à souscrire au capital.
Pourquoi AREVA, URAMIN ou Total ne feront pas chez nous ce qu’elles font dans d’autres pays comme le Niger, le Congo, le Gabon par exemple où les grandes sociétés participent aux projets de développement de ces pays.
Bien sûr que nous souhaitons que la diaspora dans sa diversité constitue une force de proposition et d’action pour notre pays. Vous avez pu vous en rendre compte par vous-même, le peu de temps que nous avons commencé à travailler ensemble a été prolifique en propositions.
15. Rodrigue LAGUEREMA : Je reviens sur les déclarations de Thierry BONGOLO qui propose un représentant par région pour le forum. Au vu des déclarations souvent contredites de cette personne, je me demande qui l’a choisi pour nous représenter au Conseil Economique. Je demande des éclaircissements sur les conditions de délivrance de billets qui demeurent toujours obscures à mon avis.
Réponse : Nous avons déjà répondu sur les conditions de délivrance de billets qui ne sera fixé que quand on connaîtra leur nombre exact mis à notre disposition. Sans se répéter, pour nous priorité est donnée à ceux qui maîtrisent les dossiers pour nous défendre valablement.
Concernant la participation de Thierry BONGOLO au Conseil économique comme représentant de la diaspora, n’ayant pas de structure organisationnelle, les autorités n’ayant aucun repère pour décider agissent à notre place. Une fois que notre organisation deviendra effective, c’est la diaspora elle-même qui par voie d’élection désignera ses représentants dans les différentes institutions de l’Etat.
16. Salé TOKI : (Correspondant de Radio Centrafrique en France) Je m’adresse directement au Coordonnateur pour connaître la date exacte du forum, la durée des activités sur place à Bangui, le nombre d’opérateurs économiques retenus pour ce forum pour chaque ville de France.
Au représentant de la commission éducation je souhaite connaître l’explication du sigle IPS.
Réponse : La durée du forum sera de trois jours et l’ouverture solennelle sera faite par le Chef de l’Etat. Il sera consacré un jour et demi pour les travaux en atelier ou les experts de la diaspora échangeront avec ceux du pays en fonction des thèmes de chaque commission. Une fois les propositions validées, la plénière interviendra le troisième jour, où le public prendra part à la restitution des travaux qui sera sanctionné par un calendrier de suivi et de mise en œuvre des propositions retenues.
Il ne peut avoir de représentants par grande ville car les billets ne seront pas suffisants pour cela, ce qui nous ramène aux critères que nous avons déjà cités dans nos premières interventions pour la participation au forum.
L’IPS signifie l’Indice de Parité de Sexe. C’est le rapport du nombre de scolarisées filles par celui des garçons. Pour 100 garçons inscrits en 2015, il faut au moins scolariser 95 filles, c’est pour cela qu’on lui donne la valeur de 0.95. Mais attention, il ne suffit pas d’avoir un IPS supérieur à 0.95 pour penser que tous les enfants sont scolarisés. En effet, si le nombre de filles scolarisées est le même que celui des garçons, on peut obtenir un IPS égal à 1.00 alors qu’on est loin des Objectifs de Millénaire et de Développement (OMD) qui est de scolariser tous les enfants.
17. Simone MELBI : Je déplore qu’il n’y a pas eu d’intervention jusqu’alors dans le domaine de la santé. Je trouve que c’est un domaine très vaste et qu’on ne peut rester simplement en France et envoyer des médicaments. Il faudrait préalablement faire un travail de terrain avant toutes propositions ou décisions.
Madame, la santé un sujet très vaste comme vous le soulignez. Dans la question de santé il y'a la notion de santé et celle de soins. La santé représente l’ensemble des éléments qui déterminent « l'état de santé » d'une population. Il est composé de soins et d'autres aspects du système économique, social, culturel et politique.
Le soin est formé par toutes les ressources (professionnels, établissement...) structurés en vue de fournir des services et des biens à la population dans le but d'améliorer son état de santé. L'eau (de pluie, de source, de puit, souillée) est à la base de pathologies innombrables dans notre pays. C'est prévalences sont à la base du ralentissement de l'économie...d'où la proposition d'initier des pompes à eau à filtre rechargeable et un système d'assainissement des eaux.
18. Thierry TOUBARO-B : Je propose de fusionner les associations pour ne pas aller au pays par connaissance. Il ne faudrait pas que sous couvert de leurs statuts associatifs qui leur procurent beaucoup d’avantages qu’elles ne fassent pas du commerce pour se livrer à des concurrences déloyales avec le secteur marchand.
Réponse : On ne peut pas fusionner les associations parce qu’elles n’ont pas les mêmes objectifs. Peut être qu’il faudrait étudier la possibilité d’un partenariat entre celles qui ont des objectifs communs. En ce qui concerne le détournement de l’objet social d’une association pour concurrencer le secteur marchand, généralement ce genre de situation en Europe est sanctionné par un redressement fiscal où il est fait un rappel d’impôts à l’association pour ce qu’elle devait payer en tant qu’entreprise du secteur marchand.
L’association perd du coup son statut et devient une entreprise commerciale comme toutes autres soumises à l’imposition. Même si au niveau de la diaspora nous ne nous érigeons pas en gendarmes pour veiller à la bonne application des règles en matière d’association pour éviter
des abus, nous osons espérer que le bon sens guidera chacun de nous pour que des impairs ne soient commis.
« GUI NA NGANGOU TI A MOLENGUE TI MO OKO »
3. Ce qu’il faut retenir de cette réunion
D’une manière générale, les membres de la diaspora qui ont répondu à cet appel ont manifesté leur intéressement à l’organisation de ce forum. Les débats et les discutions abordés ont montré une attention particulière sur l’évolution dudit forum, son contenu, les critères de sélection des représentants et l’après forum. Un sentiment de déception est perçu sur le retour négatif des interventions à la Radio Centrafrique, qui n’étaient à la hauteur des attentes concernant la possibilité de participer au forum par leurs propres moyens. On remarquera enfin, une demande d’assurance pour cette entreprise de la diaspora qui doit éviter le relief politique et répondre aux solutions nécessaires et adaptées au développement du tissu économique et social de la République Centrafricaine. Les Centrafricains de Lyon veulent croire à la pérennité de cette démarche et sollicite une autre rencontre, après le forum de Bangui.
Cette réunion qui a débuté à 15 heures et 20 minutes, a pris fin à 20 heures.
D’une manière générale, les membres de la diaspora qui ont répondu à cet appel ont manifesté leur intéressement à l’organisation de ce forum. Les débats et les discutions abordés ont montré une attention particulière sur l’évolution dudit forum, son contenu, les critères de sélection des représentants et l’après forum. Un sentiment de déception est perçu sur le retour négatif des interventions à la Radio Centrafrique, qui n’étaient à la hauteur des attentes concernant la possibilité de participer au forum par leurs propres moyens. On remarquera enfin, une demande d’assurance pour cette entreprise de la diaspora qui doit éviter le relief politique et répondre aux solutions nécessaires et adaptées au développement du tissu économique et social de la République Centrafricaine. Les Centrafricains de Lyon veulent croire à la pérennité de cette démarche et sollicite une autre rencontre, après le forum de Bangui.
Cette réunion qui a débuté à 15 heures et 20 minutes, a pris fin à 20 heures.
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