1. Accueil et présentation
Le 19 septembre 2009 à Lyon, la communauté Centrafricaine de France s’était réunie dans la salle Waldeck Rousseau - 4 rue Antoine Lumière - 69150 Décines, dans le cadre de l’organisation du Forum de la Diaspora à Bangui.


Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA (Arrière plan) Benjamin BELOUM  et Clotilde BAIKOUA
Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA (Arrière plan) Benjamin BELOUM et Clotilde BAIKOUA
Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA a été l’hôtesse de cette réunion de restitution des travaux du comité de pilotage.

Elle a proposé de recevoir la première réunion de restitution avant la tournée de Bordeaux, de Lille et de Paris pour associer la forte communauté centrafricaine de Lyon à cette démarche. Après les mots de bienvenue, Mme Virginie BAIKOUA YANIBADA présente le comité de pilotage puis, elle invite les participants à se présenter.

Mr Bertrand KEMBA (Coordonnateur des préparatifs du forum) après avoir tracé le cadre de l’organisation, a une nouvelle fois précisé le contexte dans lequel se situe la démarche. A l’instar de ce qui se fait actuellement à travers divers pays du continent ; il s’agit de mobiliser et sensibiliser la diaspora centrafricaine à des projets d’investissement au pays. Cela ne peut se faire qu’à travers une organisation d’abord au niveau des structures de la diaspora, mais aussi sur la base d’une démarche cohérente en ciblant les besoins tant à travers des thèmes qu’à travers la manière de les aborder pour la recherche des résolutions avec les organisateurs du forum.

Mr Roger ANDJALANDJI présente les conditions de mise en place du comité de pilotage depuis la réunion du 18 juillet 2009, son fonctionnement et l’organisation des différentes commissions en trois volets : Economique (Secteur Marchand), Social (Secteur Non Marchand) et Organisation de la Diaspora.

Mr Maurice OUAMBO (Chargé de Mission, Chargé de la Diaspora) présente le forum comme une volonté du gouvernement qui cherche à valoriser les ressources de la diaspora centrafricaine. Il rappelle le mandat qui donne pouvoir et exercice à Mr Bertrand KEMBA, Mr Thierry BONGOLO et en sa personne pour mobiliser et sensibiliser tous les Centrafricains au défis de la relance économique de la République Centrafricaine. Il explique la volonté de la présidence de recevoir à mi-chemin, le Coordonnateur et quelques membres du comité de pilotage pour soutenir les travaux. Il termine en expliquant qu’un comité de suivi des recommandations de ce forum sera mis en place à Bangui pour évaluer en temps réel, la mise en œuvre des solutions retenues.

Mr Elvis NGBONDO SAKPO, Mme Virginie BAKOUA YANIBADA, Mr Brice GODDOT NZONGUIA et Mr Nestor DODO DISSONGO respectivement, rapporteur de la commission entreprise, de la commission sociale, de la commission éducation et de la commission santé ont présenté à leur tour, la synthèse des travaux des commissions.

Mme Maguy BARTHABURU, membre de la commission sociale explique que l’histoire de notre pays est marquée par des conférences, des séminaires et des états généraux. Malheureusement, les résolutions de ces différentes assises demeurent sans suite. Ce qui a porté préjudice à notre peuple et à notre nation. Elle espère que ce forum va donner une nouvelle impulsion dans le suivi des recommandations. Elle souligne l’indifférence des Centrafricains vis à vis de leurs compatriotes dans les actions menées par les associations centrafricaines alors qu’ils soutiennent d’autres actions faites par des étrangers. Elle lance un appel à toute la communauté à se donner la main pour réussir les entreprises de la diaspora sur la destination Centrafrique.

Communauté Centrafricaine de Lyon, venue participer à la réunion de restitution
Communauté Centrafricaine de Lyon, venue participer à la réunion de restitution
Ces présentations exceptionnelles par le support et dans le fond ont permis au public d’apprécier la qualité du travail proposé et d’apporter leurs contributions ou de poser leurs interrogations.

2. Foire aux questions
1. Patrick GUIONGO : Dans le cadre des réformes structurelles à envisager, ne faudrait-il pas intégrer dans le GUFE dans le volet relatif à la formation des entrepreneurs ? Et pourquoi ne pas exiger un niveau de qualification minimum pour un porteur de projet avant de l’accepter dans le dispositif d’accompagnement ?


La formation et l’accompagnement des porteurs de projet est une responsabilité que nous avons pensé confier à un centre de gestion agréé (CGA) qui aura bien entendu d’autres services à proposer aux entrepreneurs. Le rôle du GUFE est de gérer le processus de création des entreprises et non de les suivre au cours de leur vie. Par contre, nous souhaitons un renforcement des moyens du GUFE pour lui permettre d’aller au plus près des populations. Cela concerne aussi bien l’intégralité du territoire que les principaux pays de la diaspora centrafricaine. Pour ce qui est d’exiger un niveau de qualification pour les porteurs de projet, nous pensons que cela aurait plutôt pour effet de bloquer les initiatives que de les doper. Le dispositif que nous proposons à travers les CGA aura pour objectif de combler les éventuelles insuffisances des entrepreneurs tant dans la mise en œuvre de leurs projets que dans la vie de leurs entreprises.


2. Vital Léopold YONGORO : A quand le Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine et que signifient les terminologies de certains sigles utilisés tels GUFE, CGA et OHADA.

Réponse :
Nous sommes pour le moment dans la phase de concertation pour mettre les structures définitives de l’organisation de la diaspora en place. Compte tenu des écueils du passé on ne peut pas faire dans la précipitation, il y a des étapes à parcourir avant cela. Le rapporteur concerné vous donnera plus d’amples explications à ce propos. Nous pouvons seulement vous dire que la priorité pour le moment est donnée à l’organisation du forum. Le reste suivra plus tard.
Le sigle GUFE signifie Guichet Unique de Formalité des Entreprises, c’est une structure nouvellement mise en place au pays pour facilité les formalités de création d’entreprise et ainsi en réduire les délais. Le sigle CGA (Centre de Gestion Agréé) est une structure de gestion qui existe dans la plupart des pays en Europe pour aider les promoteurs qui n’ont pas de grandes activités de s’entourer de conseils à moindres coûts et bénéficier des incitations fiscales que l’Etat met en place à cet effet. Beaucoup de pays africains suivent ce concept aujourd’hui. La diaspora veut le mettre en place pour le suivi de ses projets et au delà organiser l’économie informelle à partir des mécanismes propres à notre contexte économique. OHADA signifie : Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires.

3. Jean Christophe NGUINZA : Il faudrait être pragmatique dans votre approche, à mon avis les zones franches que vous préconisez dans votre démarche ne sont pas adaptées à notre économie dans l’immédiat. En outre, compte tenu du délabrement de notre économie où la fiscalité joue le principal rôle dans le budget de l’Etat comment promouvoir les Centres de Gestion sans que cela n’entraîne une baisse des recettes fiscales de l’Etat.

Réponse :
Nous avons tenu que compte de ce réalisme qu’on ne peut transposer tous les modèles d’ailleurs chez nous systématiquement. Nous avons donné comme exemple qu’à partir d’une démarche ciblée, on peut instaurer de zone franche dans des régions spécifiques où l’Etat veut attirer des investisseurs. A titre d’exemple, nous avons cité le cas des chutes de KEMBE dans la préfecture de la Basse Kotto où il peut être construit de barrage afin d’alimenter principalement les sites miniers dans l’Est et le Centre du pays. L’Etat, dans la mesure où il y a eu la libéralisation du secteur de l’électricité, peut créer de zone franche spécifique pour toutes industries ou sociétés relatives à la production et commercialisation d’électricité à KEMBE pour attirer les investisseurs. Ces mesures incitatives sont limitées dans le temps pour ne pas fausser la concurrence. Concernant les Centres de Gestion, leurs intérêts pour l’état est à plusieurs titres. L’Etat en baissant les taux d’imposition va élargir l’assiette fiscale car les contribuables seront nombreux à y adhérer compte tenu des avantages que les CGA procurent : facilité d’accès au crédit bancaire grâce à la tenue de comptabilité, garantie d’une bonne succession en cas de reprise de l’affaire par les héritiers, constitution d’une banque de donnée pour l’Etat pour organiser l’économie informelle etc. L’Etat ne peut qu’encourager un tel système.

4. Bruno CESSEPA : Quelles sont actuellement les conditions d’investissement en Centrafrique par la diaspora à travers les mécanismes que vous proposez. Comment peut-on investir dans un pays où il n’y a pas d’énergie aujourd’hui ?

Réponse : Il est difficile de parler de garantie à ce stade puisque nous travaillons justement à l’amélioration des conditions d’investissement en Centrafrique. Et, pour tout dire, les nombreuses opportunités offertes par ce pays peuvent déjà tenir lieu de garanties pour tous ceux qui veulent s’y investir. En ce qui concerne le manque d’énergie (électricité notamment), et plus largement l’insuffisance des infrastructures, nous osons penser qu’il s’agit là d’une opportunité d’investir plutôt que de frein. Nos faiblesses peuvent constituer aussi nos atouts si l’on voit bien les choses. Rappelons, entre autres, que la RCA est l’un des rares des pays au monde à avoir libéralisé totalement le secteur de l’électricité compte tenu des difficultés de l’Etat à faire face aux investissements nécessaires pour déployer l’électricité sur tout le territoire.

5. Benjamin FEINDIRI : J’apprécie à sa juste valeur votre initiative, mais je déplore que l’ordre du jour nous soit imposé, il n’y a pas de supports pour les intervenants etc. Je fais aussi remarquer qu’en dehors de l’OHADA il n’y a pas de code juridique propre au pays qui légifère dans le domaine des affaires et que je ne vois pas comment la diaspora peut proposer un autre cadre juridique pour les interventions.

Réponse : Le travail que nous faisons n’est pas facile car nous tous, sommes des volontaires ici pour essayer de mener à bien cette initiative. On ne peut s’attendre à une perfection du jour au lendemain. C’est le travail de tous et la réussite est collective tout comme l’échec. L’une des raisons des restitutions est que tout le monde apporte sa contribution de par les critiques constructives en vue de l’amélioration de ce que nous faisons. Il n’était pas question de remplacer le code OHADA par un texte quelconque. Le cadre juridique dont il a été question dans nos échanges concerne le code des PME qui doit être adapté au niveau des investissements que porte la diaspora. Au delà de la diaspora même ce code qui n’existe pas à l’heure actuelle au pays, peut servir tout un pan d’activité notamment les artisans du secteur minier, le commerce informel etc.

De gauche à droite Nestor DODO  Afouseta NIMAGA Annick SERVICE ZAMBA
De gauche à droite Nestor DODO Afouseta NIMAGA Annick SERVICE ZAMBA
6. François Marie KOURAKOUAMBA : On nous fait la cuisine du développement des métiers comme la plomberie, le jardinage etc. sans donner les moyens nécessaires à y parvenir, je vous invite à revoir votre copie quant aux propositions que vous irez faire au pays.

Réponse :
L’intérêt de notre rencontre est que nous n’avons pas des réponses toutes faites dans nos diverses propositions et que rien n’est immuable. Les restitutions nous servent à prendre des avis et rectifier les tirs quand cela doit se faire. Nous sommes d’accord qu’il faut apporter de formation technique dans de domaine où il y a un marché potentiel. Ainsi, au lieu de faire de formation dans le domaine du jardinage, nous allons plutôt développer une formation de CAP en électronique car il existe de marché avéré dans le domaine de réparation des téléphones portables par exemples ou des ordinateurs.

7. Thierry TOUBARO-B : Je pense que les initiatives actuelles s’arrêteront après les élections ce qui serait dommage compte tenu de l’intérêt que cela a suscité au sein de la communauté. Je cite l’exemple du marché de MBAINOUM où je m’y rendais régulièrement, nous devons étudier les moyens à mettre en place pour soutenir de telle initiative pour la relance économique.

Réponse :
L’assurance qui nous été donné par les organisateurs est qu’il y aura un calendrier de suivi et de mise en application des résolutions issues du forum, ce qui implique que les retombées ou les actions à mettre en œuvre continueront bien après le forum.

8. Vianney TREPASSE : Comment fonctionnera le Conseil supérieur de la diaspora, existe-t-il un site où l’on peut avoir les renseignements à ce sujet ?

Réponse :
Le rapporteur de cette commission va publier incessamment la mouture qui sera retenue après les amendements qui viendront de nos échanges. Vous pouvez aller sur le site centrafriquebusiness.com pour avoir les premières informations sur l’organisation du forum. Les mises à jour viendront par la suite.

9. Delphine KPOTHIE : On ne reconnaît jamais le travail des centrafricains de Lyon, vous êtes venus pour la forme alors que tout est déjà bouclé. Pourquoi ne sommes nous pas au courant de ce qui se passe. Tout le monde n’accède pas à l’internet. Recenser au moins les compétences au lieu de faire les choses par fraternité.

Réponse :
Nous cherchons à briser ce tabou qui nous a souvent nuit. La plupart des membres du comité de pilotage ici, ne se connaisse que depuis peu et travaille en toute amitié et fraternité. Rien n’a été préparé à l’avance pour privilégier tel ou tel intérêt.

On nous signale par ailleurs que Mme KPOTHIE était à une réunion organisée par le Ministre de l’intérieur de passage à Lyon où il avait été donné d’information sur l’organisation du forum. Par inadvertance Mme KPOTHIE a dû oublier ce qui se passait, mais nous lui sommes reconnaissant d’avoir consacrer de son temps pour être parmi nous aujourd’hui pour porter la bonne nouvelle aux autres qui ne sont pas venus.

10. Benjamin BELOUM : Je n’ai pas de question à poser à proprement parler. Seulement mon intervention a mûri après une longue réflexion ce qui m’a permis de comprendre le bien fondé de ce qui se fait actuellement. J’ai activement pris part à l’organisation de cette réunion à Lyon et je demande aux autres compatriotes d’apporter leur soutien à cette entreprise. La porte n’est fermée à personne.

11. Dominique YANDOCKA : Pourquoi pour une initiative aussi noble, vous ne vous adressez qu’a la majorité présidentielle. Pourquoi ne faites-vous pas appel à l’opposition démocratique afin qu’il prenne part à cette manifestation ?

Réponse :
Faire appel à l’opposition de manière explicite confère que nous cherchons une récupération politique alors que nous avons dans le comité de pilotage des personnes venant de tout horizon qu’il soit politique, ethnique, religieux (etc.) sans qu’on n’ait à se poser de question sur la nature ou l’origine de chacun.

De toutes les manières les politiques qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition doivent s’intéresser et même s’imprégner dans ce que nous faisons car de par les attendus, il dépasse le
cadre habituel des rivalités politiques car sa réussite participe au bien être de toute la nation. La représentation du KNK à Paris a promis de nous inviter pour un entretien débat sur les grands enjeux économiques du pays à la veille des élections et voir quelle sera la contribution de la diaspora au développement socioéconomique du pays. Nous répondrons favorablement à cette invitation comme à celles qui peuvent venir des parties de l’opposition démocratique où nous aurons à échanger sur le rôle que doit jouer la diaspora dans notre pays et quel appui leurs pouvoirs publics peuvent nous apporter pour cela.

12. Jean Christophe NGUINZA revient sur la problématique des zones franches et veut savoir d’avantage sur le mécanisme. Il est sceptique sur l’organisation du Conseil supérieur de la diaspora centrafricaine, une grosse machine qui selon lui, mérite une bonne réflexion sur les critères de choix des dirigeants. Par qui sera-t-il chapeauter ? Est-ce que son pouvoir sera décentralisé ?

Réponse :
Il y a eu des propositions venant des uns et des autres dans toutes les commissions thématiques. La commission entreprise a été prolixe en idées. Les rapporteurs de cette commission au lieu de zone franche ont préféré l’appellation de pôle de développement qui dans son mécanisme de fonctionnement accorde les mêmes attributions et prérogatives que les zones franches qu’on rencontre ailleurs. Il appartiendra à nos interlocuteurs au pays d’apprécier de juger de la pertinence des diverses propositions pour voir ce qui sera retenu.

En ce qui concerne les attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora, vous avez raison de dire que c’est une grosse machine qu’il faut manier avec précaution. C’est la raison qui nous amène effectivement à différer sa création, prendre du temps et avec les juristes et avec ceux qui ont d’expérience avérée dans la vie associative pour mettre en place une structure viable tenant compte des mauvais écueils du passé. Soyez rassuré la décentralisation sera la règle dans le principe du fonctionnement du Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine. Il sera créé des Conseils Régionaux qui représenteront chaque pays où nous avons une forte diaspora. Ces conseils régionaux se subdiviseront à leurs tours en comités régionaux à l’intérieur de chaque pays.

Pour des raisons pratiques, la commission ad hoc a retenu Paris comme siège de l’organisation. . Les postes au niveau des instances de l’organisation étant pourvus par voie d’élection, les membres du bureau du conseil supérieur peuvent venir de n’importe quelle région du monde. Ils seront élus sur la base des programmes que chacun présentera à la communauté.

13. Jeanne WAMO-AMAN : Je n’ai pas de question à poser, mais c’est une commission que j’adresse à Monsieur Thierry BONGOLO, qu’il arrête de mentir et nous prendre pour des imbéciles. Il a téléphoné à bon nombre d’entre nous pour annoncer que le comité d’organisation à Bangui dont il fait partie, a obtenu de Air France une baisse exceptionnelle des tarifs des billets d’avion et que pour 400 € quiconque de la diaspora ayant un projet peut descendre à Bangui et recevoir en prime 60 000 F CFA de perdiem par jour, sur les trois journées que durera le forum. De telles informations fantaisistes ne peuvent que jeter du discrédit sur votre bonne entreprise. Je suis venue pour me voir confirmer cette information, malheureusement ça n’a pas été le cas.

Réponse :
Nous nous sommes toujours bien gardés de donner une quelconque information sur les conditions de participation ne connaissant pas encore le nombre de billets qui sera mis à disposition. Une chose est certaine, nous privilégions dans notre démarche ceux qui peuvent
valablement nous représenter de par leur connaissance des dossiers car en face, nous aurons des répondants qui peuvent récuser tel ou tel aspect de notre travail et forcement les propositions qui en découlent.
Pour nous, les critères de participation tiennent compte des participations aux différentes commissions de par le travail ou les échanges. Par la suite en fonction du nombre des billets nous étudierons le cas des représentations des grandes villes de France.

14. Dominique YANDOCKA : Bon nombre de questions ont été déjà posées, je ne les reprends pas, ma question porte sur le Fonds d’investissement et ses mécanismes d’intervention. Je souhaite une structure purement privée ou l’Etat n’intervient pas. Les parts sociales doivent être détenues par la diaspora qui à mon avis doit être une force de proposition où chacun doit être jugé par ses qualités et non par des relations qu’il peut avoir avec untel.

Réponse :
Nous avons effectivement proposé la mise en place d’un Fonds d’investissement pour pallier l’insuffisance des financements des projets par les banques locales. Au lieu que le capital du Fonds ne soit doté que par des moyens de la diaspora, nous avons souhaité un mécanisme purement privé ou cependant l’Etat peut jouer un rôle indirecte en amenant les grandes sociétés minières, forestières et bien d’autres, à souscrire au capital.

Pourquoi AREVA, URAMIN ou Total ne feront pas chez nous ce qu’elles font dans d’autres pays comme le Niger, le Congo, le Gabon par exemple où les grandes sociétés participent aux projets de développement de ces pays.
Bien sûr que nous souhaitons que la diaspora dans sa diversité constitue une force de proposition et d’action pour notre pays. Vous avez pu vous en rendre compte par vous-même, le peu de temps que nous avons commencé à travailler ensemble a été prolifique en propositions.

15. Rodrigue LAGUEREMA : Je reviens sur les déclarations de Thierry BONGOLO qui propose un représentant par région pour le forum. Au vu des déclarations souvent contredites de cette personne, je me demande qui l’a choisi pour nous représenter au Conseil Economique. Je demande des éclaircissements sur les conditions de délivrance de billets qui demeurent toujours obscures à mon avis.

Réponse :
Nous avons déjà répondu sur les conditions de délivrance de billets qui ne sera fixé que quand on connaîtra leur nombre exact mis à notre disposition. Sans se répéter, pour nous priorité est donnée à ceux qui maîtrisent les dossiers pour nous défendre valablement.

Concernant la participation de Thierry BONGOLO au Conseil économique comme représentant de la diaspora, n’ayant pas de structure organisationnelle, les autorités n’ayant aucun repère pour décider agissent à notre place. Une fois que notre organisation deviendra effective, c’est la diaspora elle-même qui par voie d’élection désignera ses représentants dans les différentes institutions de l’Etat.

16. Salé TOKI : (Correspondant de Radio Centrafrique en France) Je m’adresse directement au Coordonnateur pour connaître la date exacte du forum, la durée des activités sur place à Bangui, le nombre d’opérateurs économiques retenus pour ce forum pour chaque ville de France.
Au représentant de la commission éducation je souhaite connaître l’explication du sigle IPS.

Réponse :
La durée du forum sera de trois jours et l’ouverture solennelle sera faite par le Chef de l’Etat. Il sera consacré un jour et demi pour les travaux en atelier ou les experts de la diaspora échangeront avec ceux du pays en fonction des thèmes de chaque commission. Une fois les propositions validées, la plénière interviendra le troisième jour, où le public prendra part à la restitution des travaux qui sera sanctionné par un calendrier de suivi et de mise en œuvre des propositions retenues.
Il ne peut avoir de représentants par grande ville car les billets ne seront pas suffisants pour cela, ce qui nous ramène aux critères que nous avons déjà cités dans nos premières interventions pour la participation au forum.

L’IPS signifie l’Indice de Parité de Sexe. C’est le rapport du nombre de scolarisées filles par celui des garçons. Pour 100 garçons inscrits en 2015, il faut au moins scolariser 95 filles, c’est pour cela qu’on lui donne la valeur de 0.95. Mais attention, il ne suffit pas d’avoir un IPS supérieur à 0.95 pour penser que tous les enfants sont scolarisés. En effet, si le nombre de filles scolarisées est le même que celui des garçons, on peut obtenir un IPS égal à 1.00 alors qu’on est loin des Objectifs de Millénaire et de Développement (OMD) qui est de scolariser tous les enfants.

17. Simone MELBI : Je déplore qu’il n’y a pas eu d’intervention jusqu’alors dans le domaine de la santé. Je trouve que c’est un domaine très vaste et qu’on ne peut rester simplement en France et envoyer des médicaments. Il faudrait préalablement faire un travail de terrain avant toutes propositions ou décisions.

Madame, la santé un sujet très vaste comme vous le soulignez. Dans la question de santé il y'a la notion de santé et celle de soins. La santé représente l’ensemble des éléments qui déterminent « l'état de santé » d'une population. Il est composé de soins et d'autres aspects du système économique, social, culturel et politique.

Le soin est formé par toutes les ressources (professionnels, établissement...) structurés en vue de fournir des services et des biens à la population dans le but d'améliorer son état de santé. L'eau (de pluie, de source, de puit, souillée) est à la base de pathologies innombrables dans notre pays. C'est prévalences sont à la base du ralentissement de l'économie...d'où la proposition d'initier des pompes à eau à filtre rechargeable et un système d'assainissement des eaux.

18. Thierry TOUBARO-B : Je propose de fusionner les associations pour ne pas aller au pays par connaissance. Il ne faudrait pas que sous couvert de leurs statuts associatifs qui leur procurent beaucoup d’avantages qu’elles ne fassent pas du commerce pour se livrer à des concurrences déloyales avec le secteur marchand.

Réponse :
On ne peut pas fusionner les associations parce qu’elles n’ont pas les mêmes objectifs. Peut être qu’il faudrait étudier la possibilité d’un partenariat entre celles qui ont des objectifs communs. En ce qui concerne le détournement de l’objet social d’une association pour concurrencer le secteur marchand, généralement ce genre de situation en Europe est sanctionné par un redressement fiscal où il est fait un rappel d’impôts à l’association pour ce qu’elle devait payer en tant qu’entreprise du secteur marchand.

L’association perd du coup son statut et devient une entreprise commerciale comme toutes autres soumises à l’imposition. Même si au niveau de la diaspora nous ne nous érigeons pas en gendarmes pour veiller à la bonne application des règles en matière d’association pour éviter
des abus, nous osons espérer que le bon sens guidera chacun de nous pour que des impairs ne soient commis.

« GUI NA NGANGOU TI A  MOLENGUE TI MO OKO »
« GUI NA NGANGOU TI A MOLENGUE TI MO OKO »
3. Ce qu’il faut retenir de cette réunion

D’une manière générale, les membres de la diaspora qui ont répondu à cet appel ont manifesté leur intéressement à l’organisation de ce forum. Les débats et les discutions abordés ont montré une attention particulière sur l’évolution dudit forum, son contenu, les critères de sélection des représentants et l’après forum. Un sentiment de déception est perçu sur le retour négatif des interventions à la Radio Centrafrique, qui n’étaient à la hauteur des attentes concernant la possibilité de participer au forum par leurs propres moyens. On remarquera enfin, une demande d’assurance pour cette entreprise de la diaspora qui doit éviter le relief politique et répondre aux solutions nécessaires et adaptées au développement du tissu économique et social de la République Centrafricaine. Les Centrafricains de Lyon veulent croire à la pérennité de cette démarche et sollicite une autre rencontre, après le forum de Bangui.

Cette réunion qui a débuté à 15 heures et 20 minutes, a pris fin à 20 heures.

Rédigé par Business Centrafrique le Samedi 3 Octobre 2009 à 08:25 | {0} Commentaires
Maurice OUAMBO: Chargé de mission chargé de la diaspora à Paris.
Tél. :06 69 40 45 81
E-mail: ouambodjento@yahoo.fr

Thierry BONGOLO: Représentant de la diaspora auprès du conseil économique et social.
Tél.06 99 34 82 93
E-mail: stbongolo2006@yahoo.fr


Le Coordonateur du Forum
Bertrand KEMBA
Tel. 06 62 37 44 06
email : bertrandkemba@yahoo.fr

Rédigé par Business Centrafrique le Vendredi 7 Août 2009 à 11:10 | {0} Commentaires
Chers Compatriotes,
Chers Rapporteurs,

Une des délibérations de la réunion N°1 de la commission pilotage et coordination a suggéré aux rapporteurs d'inscrire un peu plus les différentes contributions au sein de leurs commissions thématiques dans les objectifs même du forum :

- identification de la nécessité de l'organisation des Centrafricains de l'extérieur pour une intervention coordonnée de leurs interventions au niveau local
- identification des mécanismes d'analyse préalable des conditions d'investissement de la diaspora Centrafricaine
- formuler toute recommandations nécessaires pour une meilleure valorisation des investissements de la diaspora au niveau local etc...

Ces objectifs en relation avec la notion de "développement solidaire" introduite par les partenaires de la République Centrafricaine devraient nous amener davantage dans notre démarche de contribution à mettre l'accent sur des prescriptions circonscrites à l'environnement des affaires :

- codes des PME - PMI
- mise en place des centres de gestion agrées
- code des marchés publics
- mise en place des primes de réinsertion dans le tissu économique local combinées à des actions d'accompagnement en faveur des entreprises pilotées par la diaspora.
- mise en place des mécanismes d'accès aux organismes publics de financement.
- mise en place des outils financiers ( cagnotte solidaire ou épargne-développement c'est selon ...)
- mise en place des incitations fiscales

Dans le cadre de l'économie non marchande :

- mise en place des mécanismes de mobilisation de la diaspora pour transmettre son savoir et son expérience au pays dans le cadre des missions d'enseignement.
- mise en place des mécanismes d'encouragement des initiatives structurantes des associatives de la diaspora dans leur volonté de participer au développement local des 6 régions de Centrafrique etc...

Dans le cadre de l'organisation de la diaspora :

La diaspora centrafricaine n'étant pas monolithique, elle est diverse et diversifiée, elle est disséminée à travers le monde. Elle doit stratégiquement s'organiser. Son organisation doit se concevoir aussi bien au niveau du monde qu'au niveau des régions du monde que sont les pays d'accueil de la diaspora Centrafricaine(France, Belgique, Amérique, Afrique...). C'est un chantier immense qu'on ne doit pas confier à des querelles de bijoutiers.

Je ferai une proposition dans les jours à venir à la commission organisation de la diaspora que j'ai la charge de dresser le rapport.

Ainsi donc, et en dehors des qualités rédactionnelles et des bonnes intentions des contributions en cours, il me semble que beaucoup parmi nous se trompent et se perdent dans la littérature économique. Il ne s'agit pas pour la diaspora France de faire offre de politique économique au forum ou de faire offre de réforme économique nationale, il s'agit simplement de constater un certain nombre de facteurs pénalisants l'intelligence des investissements possibles en Centrafrique et de suggérer au donneur d'ordre un certain nombre de prescriptions : incitatives fiscalement, administratives, pratiques, juridiques etc...


Cordialement
Roger Andjalandji , Co- Coordonnateur

Rédigé par Roger Andjalandji , Co- Coordonnateur le Vendredi 7 Août 2009 à 10:56 | {0} Commentaires
Chers Compatriotes et Amis de la Centrafrique,
Nous commençons cette intervention par un vif remerciement à tous ceux qui ont consacré de leurs temps pour être avec nous cet après midi où nous aurons l’occasion d’échanger sur nos vécus et expériences en France et ailleurs afin qu’à travers un bilan critique, voir ce qui peut être adapté au contexte de notre pays ou de notre communauté.

Nous ne pouvons ignorer ceux aux pays en l’occurrence le gouvernement qui à travers certains de ses départements ministériels, notamment le ministère des PME a pris l’initiative de l’organisation de ce forum.

Nous remercions également les institutions et ambassades étrangères à Bangui qui ont prêté leur concours à l’organisation de cette manifestation. Comme vous pouvez le constater toutes ces institutions et le pays fondent en nous un espoir pour ce que nous serons capable de faire.

Puisque toute chose à un commencement, l’essentiel aujourd’hui est de tenter un nouveau départ. Nous n’ignorons pas les difficultés souvent rencontrées par notre communauté pour asseoir une organisation fédérative. La réussite sera collective tout comme l’échec. Ce n’est plus le travail d’un individu mais de toute la communauté.

Se réunir pourquoi faire, c’est ce à quoi nous nous attelons à réfléchir tous ensemble pour chercher des solutions pour suppléer et aider l’Etat dans beaucoup de domaine et apporter notre savoir faire au pays.

Certains se sont demandés pourquoi que c’est à nous qu’ait échu cette charge d’organiser les préparatifs du forum. D’autres se sont posé la question de savoir pourquoi avoir choisi le mois de septembre pour cette manifestation alors que l’information n’a été connue qu’en juin.

Les compatriotes qui se posent ces questions n’ont pas tors, mais nous avons déjà précisé dans une communication faite à la presse à cet effet qu’une réunion préliminaire ayant eu lieu en mars et que la date initiale du forum avait été prévue pour la fin du mois de juin.

Ce n’est que lors de notre passage à Bangui récemment quand nous avons eu connaissance du calendrier qu’en concertation avec l’Ambassade de France, il a été décidé de reporter la rencontre à au mois de septembre afin de permettre une bonne préparation par la diaspora d’un forum qui lui est consacré.

Puisque c’est une première dans ce domaine, nous avons obtenu que le temps imparti soit mis a profit par la diaspora pour s’organiser à travers des thématiques sur son vécu et expérience à l’étranger afin d’apporter une contribution significative au forum de par les suggestions et propositions qu’elle aura à faire.

Avant de faire la genèse de ce qui nous concerne, jetons un regard sur les principales caractéristiques de la diaspora africaine aujourd’hui.

Fuite des cerveaux et des intellectuels, départ des sportifs, immigration clandestine, exil des personnes qualifiées tels sont des maux qui contribuent au sous-développement de l’Afrique. Mais comment cette diaspora peut elle contribuer au développement du continent ? Beaucoup d’experts s’accordent sur le fait que l’aide de certaines diasporas africaines à leur pays d’origine est largement supérieure à l’aide publique au développement. Mais cela n’est possible sans une véritable organisation à la base.

Le constat généralement répandu est que beaucoup d’africains, nos compatriotes ne font pas exception ne rêvent de retourner au pays que pour s’engager en politique ce qui n’est pas toujours facile. Cela parce que les structures en place ne leurs offrent pas d’autre alternatives. Pourtant nous savons tous aujourd’hui que notre pays a besoin des industries, des PME, des centres de santé, etc.

La diaspora ne devrait peut être pas penser avant tout à investir dans le secteur privé si on lui donne les moyens? En France pour ne citer que cet exemple nous savons que depuis les lois de décentralisation, les collectivités territoriales peuvent développer des partenariats dans des domaines divers avec leurs homologues du Sud.

Une réflexion profonde peut être menée sur le rôle de la diaspora dans la coopération décentralisée. Nos frères qui sont élus dans les municipalités peuvent nous aider dans ce sens.

La plupart d’entre nous aujourd’hui ont la quarantaine passée sinon la cinquantaine, on les voit mal faire un retour définitif au pays. Nous sommes assis entre deux chaises, l’envie d’aller exercer en Centrafrique mais ne trouvant pas de structure adaptée, nous sommes condamnés à rester végéter ici, sans emploi fixe se contentant souvent d’un minimum à tous les points de vue (social, financier) bref tout ce qu’il faut pour vivre et assurer l’avenir de nos enfants sans plus.

Alors qu’avec ce minimum de moyen, à travers une bonne organisation, nous pouvons faire beaucoup de choses dans notre pays. C’est à cela que la diaspora doit s’investir pour avoir son destin entre ses mains.

On ne peut attendre de nous dans l’immédiat des flux financiers, nous n’en avons pas ; tout le monde sait comment nous nous battons ici pour assurer notre quotidien. Cependant ce qu’on est en droit d’attendre de nous, c’est d’abord une bonne organisation de la diaspora qui s’inspire des modèles réussis d’autres communautés.

C’est cette organisation nous permettra d’aller lever les fonds, pour nos projets au pays, susciter des partenariats bref chercher des aides partout ou cela sera possible. Dans nos collectivités respectives en France ou ailleurs, auprès des Institutions d’aide multilatérales et bilatérales dont on dit qu’elles grouillent des fonds pour notre pays mais faute de projets ces fonds sont reversés au budget pour d’autres utilisations ailleurs.

L’engouement suscité par ce forum à notre diaspora à travers les thématiques dont la contribution de tout un chacun est demandé pour les parfaire nous donne à espérer que nous sommes sur la bonne voie et que nous ne pouvons plus faire marche arrière.

Il nous appartient donc de nous organiser et ce à travers les commissions que nous aurons à amender et compléter et qui sont le reflet de nos préoccupations dans nos pays d’accueil comme dans notre propre pays.

Puisque c’est l’état et les partenaires au développement qui nous demandent ce forum, nous osons espérer qu’ils ne laisseront pas nous embarqués seuls dans une organisation qui n’aura pas de lendemain faute de moyens. Chacun doit faire la part de ce qui lui doit revenir.

N’ayant pas de tradition d’émigration, nous peinons à nous organiser. Mais avec une volonté déterminée et le soutiens de nos amis d’autres diasporas dont un représentant est parmi nous ne pouvons que réussir. Certains objectifs que nous pouvons assigner à notre organisation peuvent être :

. L’utilisation des réseaux des communes où chacun de nous réside pour faire passer nos projets et mieux encore les municipalités dont les originaires de notre pays sont parmi les élus peuvent nous aider dans notre démarche.

Ainsi, nous pouvons créer une coordination permanente entre la diaspora une fois organisée et ces élus afin de les informer de nos actions et solliciter leur concours chaque fois que cela possible pour servir de relai auprès de leurs municipalités respectives dans la quête de satisfaction de nos besoins.

Beaucoup d’entre nous n’ignorent pas les difficultés de parcours pour réaliser un projet à Bangui. Etant uni, on espère franchir ces difficultés sinon les réduire considérablement. De sorte que chaque grand projet initié même s’il a pour auteur un individu devienne un projet de la diaspora toute entière.

Nous ne sommes pas dans le cercle du gouvernement pour savoir ce qui se fait en matière d’économie, mais en tant que citoyen du pays étant à l’écoute de ce qui se dit ou se fait ailleurs, nous venons par exemple d’apprendre que notre pays vient d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Plus de 80 % des dettes du pays est annulée. Il se dégage alors une manne pour le trésor public que les autorités se proposent d’investir dans l’agriculture, l’éducation, la santé et une partie affectée au redressement des sociétés d’Etat.

Nous n’avons pas d’observations à formuler quant aux décisions de l’Etat qui juge de manière souveraine ses priorités, mais notre approche est ceci, dans la mesure ou l’Etat n’a plus la possibilité de création d’emplois, les recrutements dans la fonction publique se faisant rare, pourquoi ne pas affecter une partie de l’argent disponible à la redynamisation du secteur privé.

Des aides que reçoit notre pays de tout temps, rarement il a été mis de moyens à la création des entreprises. Tout le monde sait que c’est le secteur privé qui peut aider sinon suppléer l’Etat dans la création des richesses et d’emploi.

Pourquoi ne suivrons nous pas l’exemple de certains pays dans la sous région où il est mis en place un fonds spécial destiné à la création des entreprises alimenté en partie par le budget de l’Etat, des dotations venant des grandes entreprises de la place, et des partenaires au développement etc.

Le forum de la diaspora peut être une occasion pour nous de demander à l’Etat d’abord et aux partenaires du pays, quels sont les moyens à mettre à la disposition de la diaspora dans la quête de financement de ses projets. Les pistes sont nombreuses, il nous appartient de réfléchir ensemble pour explorer les voies et moyens pour y parvenir.

Nous devons mener des réflexions dans différents domaines et faire des propositions à nous même déjà pour notre propre organisation, à l’Etat et aux partenaires qui doivent tenir compte de notre spécificité pour ne pas nous demander la perfection tout de suite. La volonté des uns et des autres fera le reste, il nous faut du temps.

Nous rendons hommage aux associations et toutes autres personnes qui nous ont aidés dans l’organisation matérielle de la rencontre de ce jour. Nous ne les citerons pas pour ne pas oublier certains. Le parcours est encore long, nous devons nous unir et réfléchir d’avantage à ce qui ressortira de nos échanges pour à la fois asseoir une bonne organisation, et surtout partir au forum avec des bonnes contributions que nous espérons, donneront un nouveau départ dans les relations entre la diaspora et notre pays.

Les critères de sélection de ceux qui nous représenteront au forum ne se feront pas en fonction de ceux qui ont déjà des projets et qui attendent peut être des financements ou des exonérations, le risque serait de défendre une cause personnelle, mais les critères seront fonction de l’implication dans les débats actuels et que les personnes désignées à cet effet soient porteur de message reflétant les aspirations de toute la communauté.

Les projets ne manquent pas, c’est les sources de financement qui nous posent souvent problèmes. Plusieurs pistes sont à l’étude, et c’est là que votre contribution est aussi demandée.

Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Centrafrique nous adresse ses vœux pour la réussite de nos assises et se tient à notre disposition pour nous aider dans nos quêtes de financement. Nous avons également parmi nous un compatriote qui a développé un site qu’il va vous présenter lui-même qui participe aussi aux recherches de financement.

Pour terminer, vous nous excuserez pour les failles éventuelles dans l’organisation de la manifestation d’aujourd’hui, ça n’a pas été un travail d’équipe, le véritable point de départ de nos préparatifs pour le forum c’est à partir de maintenant.

Il vous sera donné lecture avant nos échanges, des thèmes à titre indicatifs de nos échanges, thèmes qui seront valorisés à travers des commissions ou chacun peut s’inscrire en fonction de son aptitude à apporter une contribution significative pour notre démarche.

Chaque commission désignera son rapporteur qui centralisera les propositions qui seront analysées in fine lors de la dernière plénière qui nous réunira avant le voyage de Bangui. C’est à cette occasion que seront désignés nos représentants pour ce forum.

Avant la rencontre de ce jour, en prélude à notre manifestation, il y a beaucoup d’échanges avec des propositions constructives sur les thèmes que certains ont du voir dans les médias.

Compte tenu du temps, nous ne pouvons pas reproduire ici toutes ces contributions, nous les mettons néanmoins à la disposition des commissions pour analyse et validation.

Pour ne pas pénaliser ceux dont les contributions n’ont pas l’objet de débat entre nous, ils les présenteront maintenant avant nos échanges. Nous leur demandons de limiter leur temps d’intervention à 5 minutes au maximum compte tenu des nombreux thèmes à l’ordre du jour dont le projet est le suivant :

. Allocution du Chargé de mission de la diaspora et du représentant de la diaspora au Conseil économique et social,

.lecture des thèmes à débattre dans les commissions,
. Allocution de Monsieur Roger ANDELANDJI pour présenter les associations
.celles dont les propositions n’ont pas fait l’objet d’échange présente leurs projets, il s’agit de IDISCA, COFADES, Projétudes, l’OCCF, Cecilia, Virginie pour elle-même et pour Maguy qui s’excuse de ne pas être avec nous ce jour, Mr Harley KENGUELEWA qui présentera son site sur la recherche de financement.

Si nous pouvons tenir cela en 30 minutes c’est une bonne chose.

Par la suite, le Représentant de la diaspora malienne va prendre la parole pour nous expliquer leur parcours et l’aide qu’on pourra tirer de leur organisation et carnet d’adresse.

Puis nous passerons aux débats proprement dits. Cela doit ce faire avec respect et courtoisie. Evitons des attaques personnelles qui ont souvent nuit et porter du tors à nos entreprises.

Débat à commencer par le volet économique (2heures maxi) avec mise en place des commissions qui désigne son rapporteur.

Débat sur l’organisation de la diaspora, (1heure 30 maxi) avec mise en place des commissions pour l’approfondissement par la suite des propositions et suggestions.)

Mise en place du Comité préparatoire du forum (à titre indicatif doivent figurer dans ce comité un représentant des régions susceptibles de nous accueillir pour la suite des rencontres), quelqu’un chargé de la coordination avec la presse, et certains membres de la diaspora ou associations sur Paris pour des échanges réguliers)

Nous vous remercions de votre attention et pouvons commencer maintenant nos amicales hostilités.



Le Coordonateur,

Bertrand KEMBA

Rédigé par Business Centrafrique le Mardi 4 Août 2009 à 16:10 | {0} Commentaires
Chers compatriotes.

Le gouvernement avec l’appui des partenaires de la République Centrafricaine a décidé de l’organisation du 1er forum de la diaspora centrafricaine en septembre prochain à Bangui.

Nous en avons fait écho dans une interview que nous avons donnée dans les médias locaux, relayée sur les différents foras. Dans l’optique de la tenue de ce forum, après l’annonce faite, le temps est venu de mettre en place un comité ad hoc en charge de sa préparation.

Le forum tel qu’il ressort des réunions préliminaires tenues à Bangui en marge du DPI et les termes de références publiées sur le site de centrafriquebusiness est avant tout économique

Il est demandé à la diaspora, prenant exemple sur des modèles réussis d’autres communautés de drainer un flux de projets porteurs vers le pays.
Ce vœu ne peut se réaliser sans une véritable organisation à la base. C’est pour cela que nous profitons de cette circonstance pour demander à toute la diaspora et ce, au delà de la France, de réfléchir à l’organisation qui suivra le forum.

Les temps ont changé, l’implication du gouvernement et des pouvoirs publics dans cette organisation, peuvent nous donner un motif de tenter une nouvelle expérience.

Des raisons pratiques contraignent à retenir la France comme base de départ. Les autres contributions sont attendues sous forme de mails. Des consultations sont en cours pour élargir ce comité à nos compatriotes d’Afrique, du Canada, d’Asie et des USA.

Deux sous comités sont à prévoir pour mener à bien nos travaux.

Le premier sous comité travaillera sur les thèmes économiques dans l’optique du forum de Bangui. Le second planchera sur la mise en place effective des structures pérennes et durables qui devront organiser, coordonner et suivre les actions de la diaspora.

LES OBJECTIFS COMMUNS AUX DEUX SOUS COMITES.

Il s’agit pour ces deux sous comités de :

1. Faire des propositions qui, après échange avec la communauté à travers des conférences débats, devront être envoyées à Bangui à la fin du mois d’août ou début septembre au plus tard au cas où ce forum devra se tenir dans la 2ème quinzaine du mois de septembre.

2. Recevoir de Bangui avant les assises, une réponse quant à la prise en compte effective des propositions de la diaspora à travers les thématiques inscrites à l’ordre du jour dans les ateliers de réflexion des trois journées que durera le forum.

A titre indicatif, afin de permettre une organisation efficiente des deux sous comités, les débats et échanges porteront sur :

1. VOLET ECONOMIQUE (DANS L’OPTIQUE DE LA PREPARATION FORUM)

1 Analyse des critères de sélection des projets à présenter pour bénéficier à la fois des mesures incitatives de l’Etat et recherches de financement auprès des bailleurs (y compris la coopération française et canadienne).

2 Demande des exonérations douanières sous conditions (à étudier pour éviter des abus) pour la réalisation des projets dans les domaines sociaux, éducatifs et de la santé.
3 Information sur les appels d’offre publics à porter à la connaissance de la diaspora.

3 Conditions et facilitations de l’ouverture de comptes chez des correspondants des banques centrafricaines en France afin d’encourager les transactions avec le pays y compris la possibilité d’octroi de crédit dans le domaine immobilier. la banque Eco-Bank, ex Bica, tente de mettre en place actuellement des produits en direction des centrafricains de la diaspora (carte de prélèvement, ouverture de comptes à paris).

4 Les problèmes liés à la délivrance et au renouvellement des passeports, les questions liées au séjour des centrafricains en France de même que la problématique du ou des sièges des députés de la diaspora à l’assemblée nationale peuvent être débattus dans le volet organisation de la diaspora.

5 Demande auprès de la compagnie Air France de l’ouverture d’une seconde ligne hebdomadaire sur Bangui pendant les périodes de pointes via des pays limitrophes. (Congo, Tchad, Cameroun) pour faciliter les déplacements avec une tarification adaptée, la question de la sécurisation des frets et bagages sur les vols d’Afriqiya devra être débattue.
6 Réflexion à mener dans des domaines divers telle l’assurance santé des parents au pays, l’assurance rapatriement en cas de décès.

2. VOLET ORGANISATION DE LA DIASPORA

L’implication dans ce volet concerne principalement tous ceux ou celles qui ont eu des expériences associatives, à leur décharge d’apporter leurs contributions à la réflexion à mener en tenant compte des difficultés qu’ils ont rencontrées pour mettre en place une organisation associative fédérative.

La mise en place des réseaux des centrafricains travaillant en France dans divers domaines tels que l’enseignement, la santé, les régies financières, les nouvelles technologies ainsi que l’implication des sportifs centrafricains de haut niveau évoluant à l’étranger.

Il s’agit d’impliquer tous les compatriotes de la diaspora afin de mettre en place un cadre juridique pérenne dans le but d’avoir les représentants d’abord au niveau régional puis au sommet une structure représentative de ces régions en un mot la mise en place des conseils régionaux qui par la suite éliront les membres du conseil fédéral (ou supérieur) de la diaspora qui sera l’organe suprême de la coordination que l’on pourrait éventuellement dénommer le Conseil Supérieur des centrafricains de l’étranger.

COMITE DE PREPARATION DU FORUM EN FONCTION DES REGIONS

La volonté exprimée à l’heure actuelle par des nombreux compatriotes dans les différentes région de France à prendre part à la préparation du forum de Bangui à travers les conférences débats dans les semaines à venir est un motif d’espérer quant à la prise de conscience effective de la diaspora au problème de son organisation.

Cependant, le nombre élevé peut de fois constituer un handicap à un débat serein pour asseoir de bonnes propositions. Par conséquent, il est souhaitable qu’il n’y ait tout au plus que 5 représentants par région dans un premier temps pour figurer dans le comité préparatoire. La région parisienne compte tenu de sa dimension peut avoir 10 représentants.

Même s’il y a eu des noms qui ont été prématurément diffusés, la bonne démarche aurait été que ça soit les régions elles mêmes désignent leurs représentants. C’est dans le cas ou cela n’est pas possible qu’il peut être procédé par cooptation en attendant la mise en place du bureau devant coordonner les préparatifs du forum et le suivi des résolutions qui en seront issues jusqu’à la mise en place définitive des organes de direction de la diaspora.

La liste des membres du comité provisoire de la préparation du forum sera communiquée ultérieurement. Il s’agira essentiellement de certains compatriotes reconnus pour leurs expertises dans le domaine des organisations associatives et communautaires qui seront soient désignés par leur région soient cooptés pour faire partie du comité préparatoire provisoire.

Le rôle assigné aux représentants est outre qu’ils s’impliquent dans l’organisation des réunions dans leurs régions, mais doivent aussi recueillir et centraliser les propositions à débattre lors de la réunion du 18 juillet à Paris devant mettre en place le Comité définitif de la préparation du forum.

Dans la mesure du possible, étant donné que la diaspora ne dispose pas encore de structure fédérative dotée de moyens adéquats, les représentants comme tout autre membre de la diaspora peuvent apporter des aides à l’organisation matérielle des réunions au niveau de chaque région.

CALENDRIER DES RENCONTRES

Sur la base des échanges avec certains compatriotes, pour éviter un trop plein dans le comité provisoire, les membres retenus au niveau de chaque région vont mener la réflexion sur les thèmes proposés et arrêter un calendrier des rencontres pour les conférences-débat avec la communauté. D’ores et déjà, une première réunion se tiendra à Paris le samedi 18 juillet pour mettre en place le comité définitif de la préparation du forum ; en définira ses attributions et durée.


Puisqu’il faut s’inspirer des exemples d’ailleurs, un représentant des associations maliennes prendra part à la réunion que nous organiserons.

Il nous expliquera les difficultés de parcours rencontrées avant la mise en place des associations des migrants, et surtout nous fournir un carnet d’adresses dans le domaine de la coopération décentralisée.

Nous mettrons à contribution les expertises de nos compatriotes qui ont été élus lors des dernières élections municipales, régionales et cantonales comme maires - adjoints ou conseillers municipaux à Checy, Bègles, Bussy St Georges, Paris, Sarcelles etc.

LES CRITERES DE DESIGNATION DES DELEGUES.

Des billets d’avions, en nombre limité pour le moment, ont été mis à la disposition de la diaspora centrafricaine pour prendre part au forum.

La réussite de ce forum dépendra de notre sérieux et de notre engagement.

L’objectif est d’avoir une douzaine de délégués au forum. Ceux-ci devront être représentatifs de la composition socioprofessionnelle de la diaspora en France.
Ils devront également représentés l’éventail de nos vues et opinions afin que leur désignation en Assemblée Générale ne souffre pas de contestation.
Les contacts dans le cadre de l’organisation du forum peuvent être pris auprès de :


1 Maurice OUAMBO: Chargé de mission chargé de la diaspora à Paris. Tél. :06 69 40 45 81 ouambodjento@yahoo.fr

2 Thierry BONGOLO: Représentant de la diaspora auprès du conseil économique et social. Tél.06 99 34 82 93 : stbongolo2006@yahoo.fr



Télécharger ci dessous les termes de réferences (format PDF)
Fait à Paris le 30 juin 2009

Pour le Comité Préparatoire Provisoire

Le Coordonateur


Bertrand KEMBA

Tel. 06 62 37 44 06 email : bertrandkemba@yahoo.fr

N.B. La réunion de Paris sur l’organisation du forum se tiendra le samedi 18 juillet de 14 H à 19 H au :
PRESS CLUB DE FRANCE / SOFITEL PARIS CHAMPS-ÉLYSÉES 8 rue Jean Goujon 75008 Paris
Métro : Franklin Roosevelt ou Champs Elysées Clémenceau



termes_de_references.pdf termes_de_références.pdf  (348.04 Ko)

Rédigé par Business Centrafrique le Lundi 20 Juillet 2009 à 16:23 | {0} Commentaires
Dans le cadre de la préparation du forum de la diaspora, le Comité provisoire a choisi des thèmes qui ont fait l’objet d’échange avec certains compatriotes.

Ces échanges bien qu’instructifs et enrichissant ne peuvent être publiés sur les sites de par leurs tailles beaucoup volumineuses. Ils seront en partie diffusés lors de la conférence du samedi 18 à Paris au Press club de France au Sofitel Champs Elysées 8 rue Guyon.

A titre d’information nous reproduisons ici le contenu des thèmes réparties à travers des commissions pour permettre des analyses, amendements et autres contributions pour les parfaire. A l’issue des débats, chacun choisira une commission où sa contribution peut être efficace pour la recherche de solutions aux problèmes de la diaspora avant la tenue du forum de Bangui en septembre prochain.

Les thèmes proposés pour les débats à travers les commissions sont :

Volet préparation du forum (économie): ce volet englobe les réflexions à mener dans le domaine économique bien sûr mais on y enjoint le social, l’éducation, la santé, la culture et le sport. Toute contribution est attendue de la diaspora dans ces domaines par rapport au vécu à l’étranger et préoccupation dans ce qu’il y a de faire au pays.

A titre indicatif les échanges sont faits à travers quatre ateliers ou commissions thématiques pour plus d’efficacité dans les recherches et suggestions à faire.

Commission entreprise Cette commission a pour but de réfléchir et proposer de solutions dans les domaines ci après :

- élaboration des projets d'entreprise avec un statut particulier au niveau des codes PME / PMI pour la diaspora si investissement supérieur à un seuil

Pour le moment il n’existe pas de code PME/PMI en Centrafrique, néanmoins nous pouvons susciter cela en s’inspirant des modèles d’ailleurs

- Niveau des investissements à réaliser (à titre indicatif, 20 000 € minimum) ce que demande la France pour éviter les émiettements des projets. Les fonds propres susceptibles d’être demandés en apports personnels peuvent provenir soit de l’épargne personnelle soit d’un emprunt. Il représente 30% de l’investissement.
- Etude de mise en place d’un Fonds d’investissement et de promotion de la PME centrafricaine.
. Statut : Fonds destiné à promouvoir l’entrepreunariat centrafricain doté en partie sur le budget de l’Etat, et par des taxes sur les grandes sociétés minières ou forestières de la place (0.5%) du chiffre d’affaire par exemple déductibles de leur résultats imposables. Ce Fonds peut être complété par des dons, subventions et autres emprunts spécifiques venant des partenaires au développement
. Condition d’éligibilité : Le capital social doit être détenu à plus de 51% par les nationaux centrafricains. Octroi de crédit dans les mêmes conditions que les banques, mais avec des bonifications d’intérêts et rallonge de la durée du crédit en cas de difficultés justifiées.
. Ce Fonds peut aussi exister sous forme de Banque de participation pour souscrire au capital des projets dont la réussite technique est avérée.

Les autres problèmes objets de débats dans cette commission peuvent être :
- Exonération des charges pendant les 3 premières années si création et maintien d’un certain nombre d’emploi dans des secteurs à définir avec les pouvoirs publics.

- Obligation de tenue de comptabilité au minimum à travers un Centre de Gestion Agréé ou un Cabinet comptable suivant la taille du projet.

- Problème d’accès aux appels d’offre publics par la diaspora qui peut apporter son expertise dans beaucoup de domaines si sa contribution est demandée.

- Aide à l’emprunt bancaire (mise en place d’un fonds de garantie pour faciliter l’accès au crédit bancaire)
- Réflexion sur la recherche des sources de financements auprès des bailleurs internationaux et partenaires d’aides au développement (Coopération française, Union européenne, Banque mondiale, BAD, US AID, Coopération canadienne etc.
- Problème du Guichet unique de Douala (solutions à apporter aux difficultés)

Commission éducation
Collecte des livres par des réseaux associatifs pour l’Université et les grandes écoles
- Collecte des livres pour les lycées aussi bien à Bangui que dans les régions
- Formation à apporter dans les Lycées et Université par des membres de la diaspora short-listés au niveau du Conseil supérieur pendant les séjours à BANGUI après un calendrier préalablement établi avec le Ministère ou un relai de la diaspora à mettre en place à Bangui dans l’organisation générale qui suivra
- Démarche pour des aides auprès des organismes spécialisés tels UNESCO, UNICEF etc.


Commission santé

- Collecte des matériels médicaux pour les hôpitaux de Bangui et dispensaires dans les régions (en ce qui concerne les régions, sous l’égide du Conseil supérieur de la diaspora, les ressortissants d’une région donnée peuvent mener des démarches spécifiques à leur région pour pallier des carences dont ils sont au courant)
- Etude de mise en place d’une assurance santé pour les parents au pays.
- Etude de mise en place d’une assurance rapatriement en cas de décès
- Assistance ou apport des médecins inscrits sur une liste de la diaspora aux hôpitaux pendant leurs séjours ou vacances au pays.

Dans les cas des commissions ci dessus, étudier la fourniture d’un minimum de moyen matériel à la disposition des volontaires pour garantir la réussite de leur mission.

N.B. L’ambassade de France a promis fournir des moyens pour le transport des livres et autres équipement que la diaspora collectera pour envoyer à Bangui.

Commission culture et sport


Recenser les sportifs centrafricains de haut niveau à travers le monde dans chaque domaine de sport possible pour leur faire appel en cas de besoin aux compétions dont le pays peut prendre part.

Créer un lien de contact de sorte que les commissions deviennent pérennes pour qu’il soit fait un bilan des activités de nos sportifs tous les ans à l’occasion des AG du conseil supérieur de la diaspora centrafricaine qui se tiendra une fois tous les 3 ans alternativement à Paris et à Bangui. Les 2 années d’intervalle étant prévues pour recevoir les assises du conseil supérieur de la diaspora dans les régions qui feront la demande.


VOLET POLITIQUE

Commission organisation de la diaspora


Sans cette organisation, nous ne réussirons pas dans nos missions.

En s’inspirant des modèles d’ailleurs en adaptant à nos réalités on peut envisager les démarches suivantes :

Conseils régionaux Les conseils régionaux sont constitués des associations ou tout autre membre de la diaspora résident régulièrement dans une région donnée. Sont considérés comme région hormis la France ou la diaspora centrafricaine est nombreuse, tout autre pays ou il y a une forte communauté centrafricaine. La région ici représente le pays tout entier.
Conseil supérieur de la diaspora centrafricaine :
Il est l’émanation des entités régionales qui élisent en son sein leurs représentants. Le conseil supérieur est l’organe suprême qui édictent les règles de management et fixent les objectifs et les grandes orientations à assigner aux conseils régionaux et tenant compte des particularités de chaque région.

Réflexion à mener quant au problème des cotisations et démarchage des subventions pour alimenter le budget de la diaspora.

Création d’une coordination permanente dotée de moyens au pays et en France pour le suivi et mise en application des recommandations issues des A.G.
On peut envisager par exemple un poste de coordonateur de la diaspora au pays, reconnu par les pouvoirs publics, qui prend le relai sur place de toutes les démarches à faire pour le compte de la diaspora (renouvellement de passeports, suivi des appels d’offre, démarches auprès des institutions, suivi des recouvrements de créances etc.)

Problèmes des renouvellements des passeports et du niveau des visas à relever pour les parents qui veulent venir en France (garantie à apporter par la diaspora pour leur retour)

Problème de la Création d’un Centre des affaires et d’un Centre Gestion Agréé servant de cadre d’accompagnement à la fois à Bangui et à Paris pour coordonner et suivre les projets afin de garantir leurs réussites.

Problèmes des vols d’avion sur Bangui (Augmentation des fréquences d’Air France pendant les hautes saisons)

Désignation d’un avocat de la diaspora en dehors de celui de l’ambassade car les intérêts ne sont pas forcements les mêmes (cas des pertes des bagages sur Afriquiyah que l’Ambassade ne peut poursuivre pour des raisons politiques).

Création des relations avec des associations africaines pour des échanges

Assigner des objectifs à l’organisation :
- Recensement de la population centrafricaine en France par catégorie socio professionnelle,
- Recherche de financement auprès des Institutions pour ce travail dans un calendrier défini.
- chercher des partenariats pour le pays auprès des villes de résidence ou des projets associatifs.

Les conseils doivent être étendus à des pays où la diaspora centrafricaine dispose de forts potentiels (Amérique du Nord, Maroc, Bénin, Cameroun, Congo).
Création d’un Conseil Supérieur de la diaspora centrafricaine où les délégués de chaque Conseil régional sont représentés.

- Objectifs : Edicter les règles de management et de fonctionnement des Conseils régionaux

- définir des missions et objectifs à assigner aux Conseils régionaux sur la base d’un calendrier préétabli;

- mettre en place d’un système de vérification du fonctionnement des conseils régionaux. Les bons exemples ou réussites doivent être capitalisés ailleurs.

Pour ce début, une implication forte de l'Etat dans l'organisation à travers des textes organiques* (Charte* de la diaspora).

Réunion annuelle présidée par le chef de l'Etat ou il sera fait un bilan des réalisations de la diaspora et une valorisation des meilleures actions et projets sous forme de remise de prix par catégorie.

Commission financement de la diaspora


- Réfléchir aux moyens dont la diaspora doit disposer pour accomplir ses missions (cotisation des membres pour bénéficier des services qu’offre la diaspora) énumérer ces services
- Recherche des dons et subvention, exercice d’activité lucrative telle tenue d’un restaurant ou bar,
- Ventes des journaux, organisation des tombolas ou soirées thématiques
- Etude de mise en place d’un fonds spécial pour financer les projets d’entreprise de la diaspora

Vous nous aiderez à amender et/ ou compléter les idées. Plus il y a des contributions enrichissantes, plus on sera pris aux sérieux dans toutes les démarches qu’on entreprendra pour faire bouger les choses, aussi bien auprès de notre propre Gouvernement, que des partenaires étrangers.

Le forum actuel nous permet d’aller au-delà de ce qui est demandé. Il nous appartient de faire preuve d’ingéniosité pour répondre de la meilleure manière possible à ce que nous sommes capables de faire chaque fois que la possibilité nous est donnée.

Nous comptons sur votre forte participation à la rencontre du samedi 18 à Paris. Le comité définitif de la préparation du forum sera mis en place ce jour.

Le coordonateur Bertrand KEMBA


Rédigé par Business Centrafrique le Vendredi 17 Juillet 2009 à 10:29 | {0} Commentaires

Maurice OUAMBO: Chargé de mission chargé de la diaspora à Paris. Tél. :06 69 40 45 81 E-mail: ouambodjento@yahoo.fr - - - - - Bertrand KEMBA Tel. 06 62 37 44 06 email : bertrandkemba@yahoo.fr - - - - - - Thierry BONGOLO: Représentant de la dias